La sécurité des bateaux

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October 31. 2008 at 15:34
© Jacques Vapillon / DPPI / Vendée Globe

Parcourir 24 000 milles en solitaire sur tous les océans du globe n´est pas une aventure anodine. Lorsqu´ils seront au milieu du Pacifique sud, par exemple, les marins seront à presque 4000 kilomètres de toute terre habitée. C´est pourquoi la sécurité est au centre de toutes les préoccupations…

Un peu comme sur les voitures qui disposent aujourd´hui de ceintures de sécurité obligatoires à l´arrière, d´air bag, de systèmes sophistiqués de direction et de freinage, d´équipements de signalisation pour les conducteurs en cas d´incident (triangle rouge et gilet fluorescent), les critères de sécurité concernant les bateaux se sont eux aussi renforcés au fil des éditions du Vendée Globe.

« Aujourd´hui, nous dit Alain Gautier, vainqueur du Vendeé Globe 1992 et consultant sécurité auprès de l´organisation, la sécurité est meilleure sur les bateaux, et ils sont probablement plus fiables qu´au début, même si le risque zéro n´existe pas et que personne n´est à l´abri d´une casse ou d´un incident ».  Il faut savoir que ces grands monocoques de 18 mètres sont sur le papier insubmersibles (ils disposent notamment de 6 compartiments étanches). Ils sont dotés, à l´étrave, de ce qu´on appelle une « crash box », sorte de fusible qui saute en cas d´impact avec un objet flottant, sans endommager la structure du bateau. Ils subissent des tests de stabilité obligatoires et en cas de chavirage complet, les bateaux sont en mesure de se redresser. S´ils chaviraient suite à la perte de la quille, les marins disposent de deux « issues » de secours, leur permettant, lorsque nécessaire, de sortir du bateau, tandis qu´une partie de la carène (sous la coque) est revêtue d´une peinture fluorescente pour être très vite repérable par les secours aériens.

Les navigateurs embarquent également une très grande liste de matériel de sécurité (dont deux radeaux de survie, des bouées, extincteurs, du matériel de communication, des fusées lumineuses, une trousse à pharmacie etc..) et du matériel de rechange, notamment d´un système de gouvernail en cas de perte d´un des safrans, car il est très important pour un voilier de rester manoeuvrant. Enfin, lorsque les solitaires vont manœuvrer par gros temps, ils s´accrochent avec leur harnais sur des « lignes de vie » (câbles ou sangles qui courent de l´avant à l´arrière, des deux côtés du bateau).