Le navigateur breton étrennait son nouveau bateau en compétition à l’occasion du Grand Prix de Douarnenez couru la semaine passée. A la veille de ce premier baptême du feu pour le nouveau plan Verdier construit cet hiver, Vincent déclarait : « C’est la première fois que nous allons pouvoir nous confronter à la concurrence. Mais nous venons davantage ici pour la mise en route que pour la performance. Ces bateaux sont devenus tellement compliqués qu’il faut des mois pour les prendre bien en mains. »
Lors du Trophée de Douarnenez, PRB avait pour adversaires quatre autres 60 pieds : TC2 – Martinez de Lazarduy IKER, l’ex Foncia piloté pour la dernière fois par Michel Desjoyeaux qui transmet le témoin à son nouvel équipage composé de jeunes régatiers espagnols, Safran encore optimisé ces derniers mois, ainsi que Veolia Environnement qui n’est autre que l’ex BT de Sébastien Josse dans le Vendée Globe, loué par Roland Jourdain. Le cinquième larron était Brit Air mené par Gaël Le Cléac’h pendant que son frère Armel, classé second du dernier Vendée Globe, caracole actuellement en tête de la Transat AG2R La Mondiale sur un Figaro 2 portant également les couleurs de Brit Air.
En guise de hors d’œuvre, les 60 pieds IMOCA se comparaient en baie de Douarnenez sur des runs de vitesse (le Défi Nautic). Les meilleurs temps furent effectués le vendredi 30 avril avec au crédit de Safran un chrono record à 18,49 nds devant PRB (17.34 nds) et Brit Air (17.22 nds). Le Grand Prix démarrait le lendemain, avec un parcours côtier que remportait PRB dans un vent modéré puis des grains musclés sur la fin. Dimanche, le vent fraîchissait gaillardement et le « professeur » Desjoyeaux était le premier à boucler un nouveau parcours côtier devant Safran suivi de PRB. Au classement général, l’ex-Foncia montait sur la plus haute marche du podium à égalité de points devant PRB suivi de Safran.
A l’issue de cette amicale confrontation, Vincent se disait satisfait de sa nouvelle monture : « Je suis content d’avoir retrouvé le terrain de jeu et je suis satisfait du comportement du bateau même s’il reste encore un peu de chemin à parcourir avant de devenir complètement opérationnel. On marche à la même vitesse que Safran et c’est bien pour un début ». Prochaine confrontation en équipage lors du tour de l’Espagne au moins de Juin. « Nous serons un peu plus prêts », conclut Vincent pour qui le véritable grand-rendez vous de l’année sera la Route du Rhum courue en solitaire… comme le Vendée Globe.