Après 6 500 milles nautiques (12 038 km) parcourus entre Auckland et l'entrée du détroit de Panama, Jean-Pierre Dick et son équipage ont touché terre il y a quelques jours à l'entrée du canal panaméen. Cet traversée grandeur nature lui a permis de découvrir le nouveau Virbac-Paprec (3) et de tester la fiabilité de ce nouveau monocoque léger. Virbac-Paprec 3 va maintenant franchir l'isthme américain pour retrouver de l'autre côté Loïck Peyron. Jean-Pierre et Loïck effectueront jusqu'à Halifax (Canada) leur qualification pour la prochaine Barcelona World Race, tout en continuant à travailler sur la performance du monocoque aux couleurs de Virbac et de Paprec. Compte-rendu de cette traversée, pas très pacifique, de l'Océan Pacifique par un Jean-Pierre Dick satisfait de sa nouvelle monture.
Jean-Pierre Dick : « Pour ne rien cacher, le convoyage a été dur dans les mers chaotiques du grand Sud avec ses fortes houles et son clapot croisé. Traverser l'Océan Pacifique en plein hiver austral ne représente pas un test de pacotille. Le bateau bouge beaucoup et de manière assez désordonné du fait de son faible poids. Le bateau a beaucoup tapé dans la mer et nous n'avons décelé aucune avarie structurelle. C'est important car cela signifie que même dans les mers difficiles et tout en étant léger, le bateau a bien tenu le coup, ce qui est rassurant pour les épreuves à venir. On a pu constater par ailleurs l'efficacité du poste de veille en forme de bulle. Il apporte un vrai plus au niveau du contrôle du bateau avec sa vision périphérique et permet une protection à toute épreuve. Le système à gouverner donne aussi satisfaction. Il a été sollicité à plusieurs reprises avec des chocs divers et a fonctionné en se relevant correctement. Il n'y a donc pas de problèmes majeurs mais une foultitude de petites observations de fonctionnement qui nous donnent des pistes pour améliorer le bateau, le fiabiliser et l'améliorer".