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Ce qu’ils ont dit pendant le live…

Le Cléac'h 11/01
© Armel Le Cléac'h / Banque Populaire

Armel Le Cléac’h (FRA, Banque Populaire)

Tout va bien, on a franchi l’équateur cette nuit donc on est dans l’hémisphère nord. Je suis content, ça fait plaisir de retrouver une petite lettre N au niveau du GPS. Maintenant, on se rapproche de la maison, c’est sympa. On a même croisé un petit voilier breton qui allait vers le Brésil.

(Sur sa forme physique) On est à 100%, on essaye de d’avoir la bonne configuration de voiles, de trouver le meilleur chemin possible et de tracer la route parfaite. On ne chôme pas, il y a de quoi faire. Il y a des grains et il fait quand même très chaud dans le bateau car le soleil chauffe pas mal donc c’est difficile. Il y a de l’activité, on ne va pas se plaindre, ça avance donc tant mieux.

(Sur les fichiers météo) Les fichiers météo ne sont pas forcément très fiables dans cette zone un peu perturbée. On essaye de se donner des points géographiques pour avancer dans le bon sens. On compare le vent qu’on a sur l’eau et le vent qu’on devrait avoir.

 

Bertrand de Broc (FRA, Votre Nom Autour du Monde avec EDM Projets)

Ça va bien, c’est calme. C’est une autre vie depuis 2 jours. C’est agréable quand le Pacifique s’arrête surtout que le passage du cap Horn a été un peu violent. Le soir même en revanche, c’était agréable avec une mer lisse et 25-30 nœuds. Ça permet de voir les choses différemment, c’est sympa.

(A propos de la remontée de l’Atlantique) C’est bien de remonter au portant, on a quelques jours de vent mais après ça va être un peu plus compliqué. Il faut prendre la bordure favorable mais la météo évolue. On va essayer de faire une bonne remontée mais en ce moment, on a des supers conditions avec 20 nœuds de vent sous gennaker.

 

Javier Sanso (ESP, ACCIONA 100% EcoPowered):

Ma situation actuelle est assez frustrante mais ce n’est pas si terrible. Au moins, je suis vraiment bien placé, et je suis très content de ma position. J’ai hâte de laisser ces conditions chaotiques derrière moi.

Quand nous avons créé les batteries de mon bateau, notre but était de prouver qu’on pouvait faire cette course en n’utilisant que des sources d’énergie renouvelables. Et nous avons prouvé que c’était possible. Dans le sud, j’ai un peu utilisé mon hydrogénérateur au large de la Nouvelle-Zélande et c’est tout. Cette technologie, c’est notre futur.



Tanguy De Lamotte (FRA, Initiatives-coeur):

J’ai enfin pu dormir un peu après le passage du cap Horn et une nuit difficile passée à faire des changements de voile. Je n’avais pas dormi depuis 36 heures mais, en préparation, j’avais fait de petites siestes car je savais que j’allais entamer une période difficile au niveau sommeil. 

J’ai eu des conditions assez particulières au cap Horn, j’ai dû empanner quatre fois. Autant vous dire que la période d’accalmie qui a suivi était plus que bienvenue !


Le Horn, c’est tout un symbole, et je suis content de l’avoir franchi sur ce bateau, avec l’aide de tous ceux qui se sont investis dans le projet. Mais c’était aussi une journée de navigation comme les autres, il faut rester concentré.

Je suis fier de voir que, même avec un bateau plus ancien, je m'en sors bien. Mon temps de course me placerait devant certains skippers des éditions précédentes qui avaient des bateaux plus récents que le mien, comme par exemple Michel Desjoyeaux en 2000.

 

Isabelle Autissier (navigatrice)

Le Pot au Noir, on sait quand on y rentre mais jamais quand on en sort. C’est un peu l’enfer. On n’est jamais très sûr de ce qu’il faut faire. On suit les fichiers météo mais souvent ça ne se passe pas comme prévu. On regarde surtout les images satellites. Quand on les suit heure par heure, ça permet de voir les masses nuageuses et de les anticiper. Mais ça va très vite. On peut se fixer un point de trajectoire mais tout peut changer au dernier moment.

(A propos du cap Horn) C’est magnifique car on voit le bonheur des marins. Quand on passe le Horn, on a déjà l’impression d’être à la maison. En mer, nos dimanches à nous, ce sont ces moments-là. Néanmoins, il ne faut pas se relâcher. Au coin du Horn, on voit la terre et on se dit que c’est plus facile alors qu’on sait très bien que la mer va être très différente et pas de tout repos.

(A propos des températures élevées) Autant on a cette idée que dans le sud, il fait froid et que c’est physiquement difficile. Mais il faut savoir que c’est très difficile aussi quand il fait chaud car pendant les manœuvres, on transpire, c’est compliqué. Il ne faut pas croire que c’est plus facile pour les skippers.

 

Alain Gautier (consultant sécurité)

(A propos du Pot au Noir) Le passage retour est plus facile que le passage à l’aller mais là on s’aperçoit que le retour ne sera pas facile au Pot au Noir. Le problème à ce niveau, c’est que ça peut se gonfler très vite comme ça peut se dégonfler. Du coup, un grain peut rentrer rapidement et on peut passer de 12 à 35 nœuds.

(A propos de la remontée de l’Atlantique) L’Atlantique Nord va être compliqué, il va se passer des choses. Il faut déjà passer le Pot au Noir et après la situation n’est pas simple, du moins elle n’est pas classique au niveau des alizés. Il y a encore de quoi jouer surtout si les écarts sont faibles entre les deux leaders.

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