Après Jean-Pierre Dick, Vincent Riou est le deuxième inscrit officiel pour le Vendée-Globe 2012-2013. Evidemment, le vainqueur de l’édition 2004/2005 ne revient pas pour faire de la figuration… mais pour tenter le doublé.
Du Vendée Globe 2004-2005, Riou a hérité d’un surnom : « Vincent le terrible ». Tout est dit ou presque quand on sait que l’inventeur de ce bon mot n’est autre qu’un certain Jean Le Cam. A savoir celui contre qui Vincent jouait (et gagnait) la victoire en 2004/2005, mais aussi celui que ce même Vincent a sauvé au cap Horn lors de la dernière édition, au prix d’une incroyable manœuvre entrainant hélas le démâtage de son bateau. On se souvient que l’affaire avait entrainé réparation au classement général, Vincent étant pour finir classé 3e ex-aequo, malgré cet arrêt forcé.
Jamais deux sans trois pour PRB ?
Inscrit officiellement, Vincent Riou aura donc à nouveau la lourde charge de porter haut les couleurs de l’armateur le plus emblématique du Vendée Globe : PRB. L’entreprise de La Mothe-Achard a déjà remporté deux fois l’Everest des mers, avec Michel Desjoyeaux en 2001, puis avec Vincent en 2005. C’est du jamais vu, mais du côté de la société vendéenne, on ne serait pas contre vérifier l’adage « jamais deux sans trois ».
Deuxième du Tour d’Espagne et deuxième du Grand Prix de Douarnenez en 2010 pour ne citer que son palmarès le plus récent, Vincent Riou sera évidemment un des grands favoris de ce septième Vendée Globe. En outre, une victoire le mettrait à égalité avec un certain Michel Desjoyeaux… dont Vincent fut le préparateur technique avant de voler de ses propres ailes. Discret, humble, mais « terriblement » talentueux, travailleur et méticuleux, le skipper de PRB a eu un jour cette belle phrase à propos du Vendée Globe : « cette course est forcément une aventure, il ne faut pas l’oublier. La dimension humaine reste très importante ». Dont acte.