Vendée Globe

Rebondissements sur la Barcelona Race

Rebondissements sur la Barcelona Race
© Chris Cameron / DPPI
Le 09 mars 2011

Après 68ème jour de course, sept duos avaient franchi le cap Horn et laissé le Pacifique Sud dans leurs sillages. Place à une remontée de l’Atlantique stratégique car semée d’embûches. Malgré deux escales techniques et les assauts des Espagnols de MAPFRE, Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron occupent toujours les avant-postes d’une course à rebondissements. Retour sur la traversée des mers du sud, le passage du cap Horn et le début de remontée de l’Atlantique, notamment marqué l’avarie de quille de Groupe Bel.

26 janvier, le duel entre Virbac-Paprec 3 et Foncia bat son plein. Malheureusement, Michel Desjoyeaux et François Gabart annoncent leur abandon suite à une rupture de la tête de mât, peu avant le passage du cap de Bonne Espérance. Un coup dur pour le suspense de la course, pense-t-on alors. D’autant que Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron continuent à creuser l’écart et négocient la traversée de l’Océan Indien avec plus de 500 milles d’avance sur MAPFRE, Groupe Bel et Estrella Damm. Le 8 février, le duo français franchit le Cap Leuuwin et entre dans l’Océan Pacifique avec une avance toujours confortable. Il fait route vers le Détroit de Cook lorsque survient un nouveau rebondissement : le 15 février, Jean-Pierre Dick annonce au directeur de course son intention de faire une escale technique à Wellington, suite à la rupture de deux chariots de lattes de grand-voile. Ce second arrêt au stand de Virbac-Paprec 3 - après celui du Brésil en janvier - change la donne et relance la course.

Duel au couteau entre Virbac et MAPFRE
Dick et Peyron repartent de Wellington en tête, mais avec seulement 128 milles d’avance sur les très incisifs Iker Martinez et Xabi Fernandez, qui décident de ne pas faire escale. Petit à petit, le duo espagnol reprend du terrain et revient à une poignée de milles des leaders. La bataille est féroce et le rythme soutenu. Les champions olympiques, quasi-débutants en IMOCA, font forte impression. Le 25 février, après 56 jours de course, ils ne pointent qu’à huit milles des leaders ! Le reste de la flotte est en revanche relégué à plus de 1000 milles. A la faveur des escales techniques de Groupe Bel et Estrella Damm à Wellington, Renault ZE s’empare de la troisième place, confirmant ainsi la bonne tenue des équipages ibériques sur ce tour du monde en double.

« Forcément magique »
A l’approche du cap Horn, Virbac-Paprec 3 reprend une longueur d’avance sur MAPFRE et franchit le rocher mythique le 3 mars, non sans soulagement tant les conditions rencontrées dans les mers du Sud ont parfois été difficiles. Un sentiment confirmé par Jean-Pierre Dick : « C'est un jour forcément magique et le cap Horn se mérite toujours. En plus, Loïck et moi avions abandonné le Vendée Globe donc il y avait une revanche à prendre envers ce cap. C'est aussi une reconnaissance de marin car ce passage récompense tout le vent que l'on a pris dans le Sud et le chemin parcouru jusque-là ». Malgré diverses avaries, Virbac-Paprec 3 a donc franchi les trois grands caps (Bonne Espérance, Leuuwin, Horn) en leader de la flotte. Peu après son passage en deuxième position au cap Horn, MAPFRE s’arrête quelques heures dans une baie de la Terre de Feu pour résoudre un problème de drisse, avant de reprendre sa route. Ce mercredi, cinq bateaux progressaient également dans les eaux de l’Atlantique Sud (Renault ZE, Neutrogena, Groupe Bel, Mirabaud et Estrella Damm) et cinq autres n’avaient pas encore franchi le cap Horn (Hugo Boss, GAES Centros Auditivos, Fòrum Marítim Català, We Are Water et Central Lechera Asturiana - en escale à Wellington, Juan Merediz et Francisco Palacio cherchent une solution pour réparer leur mât brisé lors d’une tempête en mer de Tasmanie).

Dernière (longue) ligne droite
En tête de la course, Virbac-Paprec 3 et MAPFRE, aux prises avec l’anticyclone de Sainte-Hélène, tentent de s’extirper des hautes pressions dans lesquels ils naviguent actuellement. A environ 5000 milles de l’arrivée à Barcelone, Jean-Pierre Dick et Loïck Peyron gardent pour l’instant la main mais rien n’est joué tant la remontée de l’Atlantique s’annonce complexe. Après Sainte-Hélène, les équipages devront notamment négocier le fameux Pot Au Noir puis l’arrivée en Méditerranée, forcément particulière. Une arrivée à laquelle Kito de Pavant et Sébastien Audigane aimeraient prendre part. Mais les co-skippers de Groupe Bel, qui ont constaté une avarie sur la tête de quille, font escale à Ushuaia pour dresser un état des lieux de la situation. Affaire à suivre…
 
 
 
 

Réservez votre séjour en Vendée Vendée Globe Junior CCI Vendée Vendée Expansion Devenez Partenaire Inscription à la newsletter La bande-annonce 2012 Affiche officielle 2012 - 2013