Après trois mois de chantier d’hiver, le monocoque Safran de Marc Guillemot a été remis à l’eau mardi 26 avril dans son port d’attache de La Trinité-sur-Mer. Le monocoque a révélé une nouvelle livrée mais surtout de nombreuses améliorations pour toujours plus de fiabilité et de performance. Objectif de la saison : tenter de remporter un seconde fois la Transat Jacques Vabre, en novembre prochain.
La remise à l’eau de Safran marque ainsi le coup d’envoi de la saison 2011, avec au programme le Grand Prix de Douarnenez, l’Istanbul Europa Race et la Transat Jacques Vabre à laquelle Marc Guillemot participera avec Yann Eliès comme équipier. Outre la vérification complète du bateau (coque et structure, quille, mât, accastillage, équipements), le Safran Sailing Team s’est attaché cet hiver à gagner encore en poids et en fiabilité. Ainsi, l’ensemble du faisceau électrique du bateau a été refait et le système de barre changé, tout comme le meuble d’accastillage du cockpit. Marc Guillemot : « Nous réfléchissons pour être à chaque fois plus efficace, plus rapide et moins lourd, mais sans jamais abaisser les coefficients de sécurité. Il est évident que nous ne touchons pas à la structure. Avec plus de 80 000 milles parcourus à bord de Safran, nous bénéficions aujourd’hui d’un retour d’expérience qui nous permet de gagner encore en optimisation. Le système de barre a été simplifié dans le but de rendre le bateau plus sensible au toucher et encore plus réactif. Comme pour chaque amélioration ou innovation réalisée sur le bateau, l’ensemble des modifications sont réalisées en collaboration avec les architectes et les ingénieurs du groupe Safran impliqués dans le projet".
Côté déco, la nouvelle robe de Safran conçue par Christine Vannier a été adaptée au nouveau logo du Groupe. Jouant sur des nuances de gris et des touches d’orange, cette élégante livrée est loin d’être un détail pour Marc Guillemot : « C’est même essentiel pour moi, insiste-t-il, l’élégance d’un bateau et sa beauté sur l’eau font aussi partie intégrante de l’envie de naviguer.»