Vendée Globe

Les bonnes opportunités du prochain Vendée Globe

Les bonnes opportunités du prochain Vendée Globe
© Jean-Marie Liot / DPPI / Vendée Globe
Le 09 septembre 2011

A quatorze mois du départ du Vendée Globe, douze skippers ont confirmé leur intention de participer au tour du monde en solitaire et treize sont encore en recherche de sponsors. C’est à la lumière de ce constat que l’organisateur du Vendée Globe a souhaité mettre en relation ces marins avec des prospects et des acteurs du marketing. La réunion de travail qui s’est déroulée jeudi au Pavillon de l’eau, à Paris, avait pour objectif  de montrer que malgré le contexte économique actuel, le Vendée Globe reste une valeur sûre en termes de retombées média et de retours sur investissement.

Le départ de la septième édition du Vendée Globe approche à grand pas ! Ce sera le 10 novembre 2012 au Sables d’Olonne. Conséquence logique, le plateau des concurrents se profile. Douze skippers ont confirmé à ce jour leur participation. Il s’agit de Jean-Pierre Dick (FRA, Virbac-Paprec 3), Vincent Riou (FRA, PRB), Kito de Pavant (FRA, Groupe Bel), Bernard Stamm (SUI, Cheminées Poujoulat), Marc Guillemot (FRA, Safran), Armel Le Cléac’h (FRA, Banque Populaire), Arnaud Boissières (FRA, Akéna Verandas), Mike Golding (GB, GAMESA), Dominique Wavre (SUI, Mirabaud), Alex Thomson (GB, Hugo Boss), François Gabart (FRA, MACIF) et Javier Sanso (ESP, sponsor non communiqué).

Treize autres marins ayant pour ambition d’ajouter leurs noms à ce casting alléchant sont également à la recherche de partenaires financiers. Parmi eux, certains animateurs des éditions précédentes à l’instar de Jean Le Cam (FRA), Yann Eliès (FRA), Dee Caffari (GB), Samantha Davies (GB), Jérémie Beyou (FRA), Raphael Dinelli (FRA), Steve White (GB) et Jean-Baptiste Dejeanty (FRA), mais aussi des navigateurs qui rêvent, pour la première fois,  de se mesurer à l’Everest des mers : Alessandro Di Benedetto (ITA), Marc Emig (FRA), Louis Burton (FRA), Juan Merediz (ESP) et Boris Herrmann (ALL). Tous ces candidats étaient présents ce jeudi à Paris, à l’exception de Samantha Davies et de Jérémie Beyou.

Des atouts majeurs
L’échange entre skippers, sponsors, prospects et organisateurs a démontré qu’il reste de belles opportunités de partenariats à saisir pour des marques désireuses de s’engager dans le sponsoring voile. Bruno Retailleau, Président du Conseil Général de Vendée, est revenu sur « les trois éléments de la réussite du Vendée Globe que sont la simplicité de son concept, la ferveur populaire qu’elle suscite et l’aventure humaine exceptionnelle, génératrice de valeurs positives. Beaucoup d'entreprises connaissent le Vendée Globe qui constitue un média extraordinaire » a conclu le Président de la Saem Vendée avant de laisser s’exprimer les nombreux participants à cette réunion.
Le tour du monde en solitaire et sans escale ne manque pas d’atouts pour attirer de nouveaux investisseurs. «On ne peut imaginer un Vendée Globe sans ces marins qui ont tous des parcours exceptionnels ou prometteurs. Nous souhaitons que cette liste d’attente devienne rapidement une liste d’inscrits » a insisté Jean-Pierre Champion, Président de la Fédération Française de Voile.
Guillaume Henry, Directeur Général de la SAEM Vendée, a confirmé, chiffres à l’appui, que le Vendée Globe se positionne comme l’un des événements sportifs les plus populaires en France. Ainsi, lors de l’édition 2008-2009, 1,7 million de spectateurs se sont rendus aux Sables d’Olonne – dont 300 000 le jour du départ – ce qui fait de l’épreuve une vitrine de premier choix pour les sponsors. L’événement engendre aussi un fort engouement médiatique comme en témoignent les retours média de la dernière édition : 466 heures de télévision, 300 heures de radio, 18 600 articles de presse et quelques 59 millions d’internautes sur le site de l’épreuve. Au total, le Vendée Globe 2008-2009 aura généré 145 millions d’euros de retombées média.
Luc Talbourdet, Président de l’IMOCA, l’association des monocoques Open de 60 pieds, a expliqué l’intérêt d’investir maintenant dans le Vendée Globe : « Des skippers à forte notoriété sont encore disponibles et il reste de bons bateaux sur le marché. Ils sont plus accessibles financièrement que des bateaux neufs et demeurent suffisamment performants pour espérer remporter l’épreuve. Enfin, nous attendons entre 15 et 20 concurrents au départ en 2012, contre 30 lors de la dernière édition. On peut donc s’attendre à 30 à 50% de retombées média en plus pour les sponsors ». Louis Guédon, Député-maire des Sables d’Olonne a précisé que " le Vendée Globe présente un double intérêt économique « puisqu’il permet de créer du lien en interne qui améliore la performance, mais aussi l’image de marque auprès du public ».

Engagement gagnant
Pour compléter ce volet économique, quatre responsables d’entreprises impliquées dans le Vendée Globe sont revenus sur les raisons de leur engagement et les bénéfices qu’ils en ont tirés. Outil de mobilisation des salariés en interne, renforcement de l’image et de la notoriété auprès du public, vecteur de fidélisation des clients et de promotion des ventes : ils ont multiplié les arguments pour convaincre de nouveaux investisseurs de se lancer dans l’aventure. « Le Vendée Globe, c’est l’assurance d’excellents retours sur investissement", a ainsi affirmé Pascal Cadorel, directeur de la communication du Groupe Sodebo, partenaire de l’épreuve et sponsor de Thomas Coville lors de l’édition 2000-2001. « Notre engagement dans cette course a participé à l’essor de notre entreprise. Depuis notre entrée dans la voile en 1998, les retombées médiatiques se sont élevées à 82 millions d’euros et notre notoriété a été multipliée par 18 ».
« Pas besoin d’arriver avec d’énormes budgets car même les projets de moindre envergure peuvent avoir des retombées intéressantes", a pour sa part expliqué Christophe Chabot, PDG d’Akena Verandas. « Le Vendée Globe est la seule course qui passionne y compris les non-initiés. Cela permet à des entreprises comme la nôtre de venir à la voile, ce que nous ne ferions pas si le Vendée Globe n’existait pas. C’est par ailleurs un investissement intéressant pour des PME qui peuvent, comme nous l’avons fait, s’engager une première fois puis s’inscrire dans la durée avec des projets plus ambitieux si l’expérience est concluante ».
Régis Faour, directeur de la communication de Paprec Group, sponsor de Jean-Pierre Dick aux côtés de Virbac, a vanté les mérites du co-partenariat, une solution qui a l’avantage de diviser les frais. « Les secteurs de Paprec et Virbac sont très différents mais nous nous retrouvons autour des valeurs fortes véhiculées par l’épreuve », a-t-il précisé.
Quant à Jean-Bernard Leboucher, directeur en charge des projets voile à la MACIF et sponsor du jeune François Gabart, il a indiqué que " le groupe, engagé dans le monde maritime de longue date, a choisi le circuit IMOCA car il offre le plus beau programme de course au large, avec des épreuves à fort écho médiatique, dont le Vendée Globe constitue le point d’orgue".
A l’issue de ces différentes interventions, les skippers ont pu rencontrer les prospects et les agences pour échanger sur leurs projets, dans l’espoir que de futurs partenariats découlent de cette initiative et des ses prises de contacts.

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