Les 8 monocoques IMOCA engagées depuis une semaine dans la transat B to B poursuivent leur traversée de l'Atlantique nord et s'apprêtent à attaquer une deuxième semaine de course pour le moins musclée. François Gabart sur Macif, mène la tête d'une flotte divisée en deux groupes égaux sur deux routes radicalement différentes. Virbac-Paprec 3, PRB, Gamesa et Hugo Boss ont choisi de monter vers le nord. Et au sud, MACIF, Banque Populaire, Safran et Bureau Vallée ont préféré jouer la carte d'une option plus proche de la route directe.
A bord de MACIF, François Gabart goûte le bonheur tout neuf de mener une flotte d'Imoca et s'offre le luxe de mettre dans son tableau arrière des clients aussi sérieux qu'Armel le Cléac'h, Mike Golding, Marc Guillemot ou Vincent Riou. On subodorait les capacités d'apprentissage express du jeune navigateur, il les confirme de manière éclatante. Armel Le Cléac'h, pris dans une bulle sans vent, a vu son rival s'échapper et augmenter subitement son avance d'une bonne trentaine de milles. Mais le navigateur de Banque Populaire en a vu d'autres : la course est encore longue et quelques heures de retard ne sont rien à l'échelle des difficultés qui attendent la flotte.
Une deuxième semaine hivernale
Les solitaires en route vers Lorient vont retrouver des conditions hivernales plus classiques pour la deuxième semaine de course qui commence : vents puissants d'ouest, mer forte et froid mordant vont être au programme. Si le début de semaine restera maniable, la fin de parcours s'avère particulièrement délicate : les premiers routages des leaders donnent une arrivée dans le golfe de Gascogne par des vents de près de cinquante nœuds. Quand on connaît la réputation de ces parages, notamment à la remontée du plateau continental, on se dit que les dernières heures de course pourraient être particulièrement délicates.