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SMA fait front

Paul Meilhat - SMA
© Vincent Curutchet / DPPI

SMA et Maître-CoQ n’auront donc pas seulement couru un mois bord à bord. Et, si Paul Meilhat a parfois servi de guide pour Jérémie Beyou qui a avancé à l’aveugle un bon moment, privé de fichiers météo, ce dernier lui offrirait indirectement l’option de reprendre la course… hors course, d’ici huit à dix jours.
Hier soir Paul Meilhat avait d’autres préoccupations :
« Je fais route vers le nord, l’essentiel est la sécurité du bateau. Ce n’est pas facile avec une quille bloquée dans l’axe et qui bouge quand même un peu. Après inspection, il faudra remplacer le vérin… La question de l’abandon va arriver, je vais avoir besoin d’assistance (…) Ça (la route) va être long : je ne suis pas loin du point Nemo – le point des océans le plus éloigné de toute terre (ndlr). Ça va me laisser le temps de digérer la déception. Sportivement, j’étais à fond et le changement de rythme va être brutal. C’est très dur à encaisser, je vais mettre quelques jours à pouvoir m’exprimer sur ça … »

Opération Papeete ?

Depuis mardi, Paul Meilhat et SMA font donc route vers le nord. Le tandem devrait choisir aujourd’hui entre les options qui s’ouvrent à lui, aucune n’étant parfaite. Si la Nouvelle-Zélande semble mieux équipée pour accueillir un IMOCA 60 blessé, cette destination obligerait Paul à affronter des vents contraires, ce qui n’est pas une bonne chose avec une quille récalcitrante. La route vers la Polynésie française, moins riche en infrastructure lourde, s’annonce en revanche plus tolérante. Il y a pourtant nécessité à choisir : le vérin, de remplacement, qui pèse tout de même 90 kilos, doit être expédié dans les plus brefs délais pour arriver sur le quai avant le skipper et son bateau.

Opération vérin

Depuis mardi, Marcus Hutchinson, le directeur du programme SMA Course au large, Marc Liardet, le boat captain et Clément Rivé, le responsable électronique et énergie, sont à la recherche d’un vérin de remplacement pour SMA.Rapidement, l’équipe à terre a compris qu’il serait impossible d’équiper SMA d’un vérin flambant neuf : le faire fabriquer impliquerait une livraison fin janvier. Dès lors il a fallu arpenter les chantiers et les hangars de Port-la-Forêt et de Lorient. C’est finalement chez Maître CoQ que l’équipe a déniché la pièce convoitée.Un vrai coup de chance et un vrai coup de main. Ce vérin, qui équipait Maître-CoQ initialement, présente un profil sinon identique, du moins similaire, ce qui encourage l’équipe technique de SMA à penser qu’il sera possible de l’utiliser en remplacement du vérin endommagé. C’est finalement assez logique puisque ces deux bateaux sont des sisterships de l’édition précédente du Vendée Globe. Cependant de nombreuses étapes restent à franchir avant d’envisager la suite, et la route va être longue pour Paul.

 

Source: SMA

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