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Sébastien Destremau : « c’est trop bien ! »

Sebastien Destremau (FRA), skipper Technofirst Face Ocean, at start of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on November 6th, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobeSebastien Destremau (FRA), skipper Technofirst Face Ocean, au dép

Sébastien, quelles-sont les nouvelles? Dans quelles conditions navigues-tu ?

« Ah c’est génial… génial ! On avait 20 à 25 nœuds de vent tout le temps et là je viens de choper 30 nœuds. Mer plate ou quasi, dans la bonne direction. On va à fond la caisse, c’est trop bien ! »

Comment as-tu toilé ton bateau ?

« Je suis sous gennaker de brise et je viens de prendre un deuxième ris (dans la grand voile) pour assurer un peu. C’est top !  J'ai des conditions d’enfer, il y a même un rayon de soleil, c’est vraiment magnifique. J’ai pris quelques images que je vais préparer et vous envoyer. C’est superbe… vraiment c’est un bon moment, exceptionnel ! On va dans la bonne direction. Et ça dure comme ça depuis déjà trois jours. »

La suite ?

« Il faut arriver à garder cette veine de vent assez étroite pour essayer d’aller vite, le vent va tourner Ouest. Il faut surtout mettre le plus de distance possible avec cette zone qui va être très, très mauvaise d’ici 24 à 36 heures : il va y avoir 80 nœuds de vent à l’endroit où je suis actuellement. Donc il faut vraiment qu’on s’en aille (rires) ! On essaie de mettre de la distance, on ne chôme pas, on ne ralentit pas… On force un peu, mais il le faut. On est un peu pied au plancher pour mettre le plus de distance possible entre moi et cette énorme dépression qui arrive derrière. Le quartier va être très mal famé d’ici demain soir. Une fois que je serai passé derrière les îles Campbell et Auckland – normalement je dois passer entre les deux - ça ira. Dans l’Ouest d’Auckland, il y a vraiment énormément de vent prévu et une mer grosse à très grosse. Donc, il ne faut pas être dans le coin. Il faut se barrer. »

Quelles vitesses en ce moment pour Technofirst-faceOcean ?

« Là, entre 18 et 24 nœuds, 24 c’est un peu le max que j’ai vu dernièrement. Il n’y a pas de vagues, donc on ne peut pas les dévaler pour aller plus vite que ça... mais 20 nœuds c’est déjà bien ! Pour moi, c’est impeccable, pas trop inconfortable. Je sais maintenant que le bateau et le gréement sont en parfait état. Je me sens serein, même si on peut toujours faire un départ au tas et tout casser, alors il faut savoir en garder un peu sur la réserve. Ceci dit, pour l’instant je n’ai eu aucun problème, les pilotes automatiques ont toujours marché à la perfection. J’ai confiance dans mes pilotes, dans mon bateau, dans mon gréement qui est nickel. C’est vraiment une bonne période depuis la Tasmanie. »

Le marin va bien, après 65 jours de mer ?

« Oui ! Je mange bien, j’ai la chance d’avoir une personne qui m’a préparé de la nourriture vraiment nickel, je la remercie encore. Je me repose un peu. Les conditions me permettent de naviguer vraiment en confiance. Je découvre la différence entre l’Indien et le début du Pacifique : c’est dingue, la mer n’a rien à voir! J’avais raison de me faire du souci pour l’Indien, mais je ne me fais pas de souci pour le Pacifique. Bien sûr, il peut y avoir des tempêtes et de la grosse mer, mais la mer est tellement ordonnée… et les bateaux sont faits pour ça, donc il n’y a pas de danger particulier. »

ITV par Bruno Ménard / M&M

Technofirst Face Ocean, skipper Sebastien Destremau (FRA) at start of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on November 6th, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobeTechnofirst Face Ocean, skipper Sebastien Destremau (FRA) au dépar

Vacation de 4h30 avec Sebastien Destremau

 
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