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Vacations : Armel le Cléac'h "Une situation météo vraiment anormale."

Photo sent from the boat Banque Populaire VIII, on January 1st, 2017 - Photo Armel Le Cleac’hPhoto envoyée depuis le bateau Banque Populaire VIII le 1er Janvier 2017 - Photo Armel Le Cleac’h

Armel le Cléac’h, Banque Populaire VIII
"J’attends toujours le vent qui est assez faible. Par rapport aux fichiers météo, la situation est loin d’être claire. Depuis deux/trois jours on a du mal à progresser vers le Nord. Nous faisons face à une activité orageuse depuis l’équateur. Le Pot au Noir est monté avec nous. Des nuages et des gros grains  se sont formés au fur et à mesure de notre progression. Depuis hier il n’y a plus trop d’orages, mais c’est très couvert, très nuageux. J’ai encore eu de la pluie cette nuit. A l’heure actuelle c’est toujours un peu chargé au niveau du Cap Vert. Nous verrons comment les choses évoluent dans la journée.
ll n’y a rien de simple. Ce n’est pas le schéma classique. On est dans une situation météo vraiment anormale pour cette période de l’année et je ne sais pas pourquoi, ça sort de mes compétences en météo (rires). Physiquement je tiens le coup, je n’ai pas de grosses manœuvres à faire, c’est plutôt plein de petits réglages, c’est plus mentalement que c’est difficile. Voir qu’Alex s’est mieux sorti du Pot au noir que moi c’est dur à avaler, mais c’est comme ça. Pour l’instant on est devant, il faut conserver cette avance ! " 

Photo sent from the boat Banque Populaire VIII, on January 1st, 2017 - Photo Armel Le Cleac’hPhoto envoyée depuis le bateau Banque Populaire VIII le 1er Janvier 2017 - Photo Armel Le Cleac’h

Vacation de 10h avec Armel Le Cleac'h

 
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© Pieter Heerema/ Vendée GlobePieter Heerema, No Way Back
"Tout va bien. Mais cela fait un jour et demi que je reste englué dans une zone sans vent dont la position est un peu différente de ce que j’avais anticipé. Les vagues arrivent de partout et je me fais ballotter. Je n’avançais guère, mais depuis deux heures j’ai retrouvé une petite brise qui va peut-être me permettre de repartir. J’ai passé la mi-parcours mais le voyage va être très long. Mais que ça prenne 80 jours, 100 jours ou 120 jours, on établit une routine. J’ai hâte de sortir de l’océan Pacifique, mais je n’ai pas d’objectif en termes du classement par rapport aux autres. Ils sont tous très loin de moi.”

Photo sent from the boat No Way Back, on December 29th, 2016 - Photo Pieter HeeremaPhoto envoyée depuis le bateau No Way Back le 29 Décembre 2016 - Photo Pieter Heerema

 

 
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Eric Bellion, COMMEUNSEULHOMME
"En solitaire, c’est un autre cap Horn. Je l’ai passé pour la première fois il y a 12 ans. J’étais excité comme un enfant avant Noël. Et là c’est exactement la même sensation, même si c’est quelque chose de nouveau. Je connais déjà la forme et l’endroit mais la façon d’y arriver est différente. Je peux vous dire qu’il est difficile là. J’ai failli ne pas vous répondre car j’ai pris une ligne de grains à 45 noeuds avec de la grêle et des vagues énormes. Tout le bateau est trempé, c’est dur. J’ai bataillé toute la nuit et toute la matinée. Ça se clame tout juste. J’ai trois ris et j’essaye de freiner un maximum. C’est quand même chaud comme endroit. Le cap Horn est magnifique mais se mérite. J’espère le passer demain matin mais je vais laisser passer le gros temps." 

Au revoir Pacifique
"Je suis triste de quitter les mers du Sud. Je m’y sens bien. C’est un spectacle tous les jours. Et je ne sais pas dans combien de temps je reviendrai voir les albatros. Je ne suis pas nostalgique de l’époque d’il y a 12 ans. C’était une époque où on était plus fous que maintenant. Le bateau faisait 8 tonnes pour 8 mètres. C’était de la folie de traverser l’océan Pacifique là dessus. Là c’est une folie un peu plus adulte."

Son meilleur moment en course
"Mon meilleur souvenir pour l’instant, ça a été le déclic. L’aventure commence quand on décide de lâcher prise et qu’on part dans l’inconnue. Jusqu’aux mers du Sud j’étais assez crispé. J’essayais de me rassurer avec les choses apprises aux côtés de Michel Desjoyeaux et Sam Goodchild. Ce n’était pas ma façon de naviguer. Il y a un moment où il y a eu une grosse dépression dans l’Indien et j’ai décidé d’aller la chercher alors que tous mes compagnons restaient dans le Sud. J’y ai été à fond et j’ai retrouvé le plaisir de faire du bateau. Je me souviendrai toujours de cette chasse à la dépression, au reaching, sous gennaker, avec le bateau dans l’eau et moi avec la banane. Je me suis dit : "Ça y est je rentre dans l’aventure, j’accepte l’inconnue et j’y vais à ma façon". Ma nouvelle façon de naviguer découle de ça et j’en suis très heureux."

À Thomas Ruyant
"Sache que je trouve que tu es un marin exceptionnel. Ce que tu as fait avec ton bateau est juste dingue. Je pense que je ne suis pas le seul à me dire que tu es capable de gagner le prochain Vendée Globe. J’espère que tu y seras. Notre coup de fil m’a un peu traumatisé après ton accident. J’essayais de deviner ce qu’il y avait devant mon étrave. Mais j’ai dû passer rapidement à autre chose. Bravo, bravo du fond du coeur."

Photo sent from the boat Comme Un Seul Homme, on January 6th, 2017 - Photo Eric BellionPhoto envoyée depuis le bateau Comme Un Seul Homme le 6 Janvier 2017 - Photo Eric Bellionjour 62

Vacation de 12h avec Eric Bellion

 
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