Actualité

Vacations : Romain Attanasio "Je vais mettre 105 jours..."

Photo sent from the boat Famille Mary - Etamine du Lys, on January 7th, 2017 - Photo Romain AttanasioPhoto envoyée depuis le bateau Famille Mary - Etamine du Lys le 6 Janvier 2017 - Photo Romain AttanasioAprès la pétole du Nouvel an, les grains

Alan Roura, La Fabrique
"Le vent est revenu, il est plutôt stable avec un angle portant. Dur de faire de la vitesse. On s’apprête à passer les trois prochains jours dans du temps assez fort. Donc je me repose pour me préparer à tout ça et passer le cap Horn dans quatre jours. C’est assez incroyable d’être là. Nous allons vivre vivre un passage de cap épique. Je devrais avoir des conditions assez musclées avec 35 ou 45 nœuds de vent. Un vrai grand Sud jusqu’au bout. Je pourrai rentrer dans l’Atlantique et faire route vers la maison en étant fier de moi. Au niveau du bateau tout est en ordre. Moi je ne m’en sors pas trop mal. J’ai pris un coup moralement mais je reprends le dessus petit à petit. Rich (Wilson) est revenu sur moi il y a deux jours. C’est génial mais ça met un petit coup au moral de se dire qu’il était derrière et qu’il est revenu. Il faut recoller ceux de devant aussi. Je suis content d’avoir retrouvé de la vitesse et d’être à l’attaque. Au final, j’aimerais bien me décoller de la flotte. C’est sympa d’être côte-à-côte mais ça complique parfois les choses. L’autre jour nous étions à la même vitesse avec Rich. ll y avait une brume à couper au couteau. Nous avons dû changer nos routes pour éviter la collision." 

Photo sent from the boat La Fabrique, on January 8th, 2017 - Photo Alan RouraPhoto envoyée depuis le bateau La Fabrique le 8 Janvier 2017 - Photo Alan RouraPétole

 

 
Current Time 0:00
Duration Time 0:00
 

Romain Attanasio, Famille Mary-Etamine du Lys
"Vous m’auriez appelé 5 minutes plus tôt vous ne m’auriez pas eu. J’étais sous grand-voile avec un ris et mon bateau est parti au tas dans un grain. J’étais à la table à carte en train de regarder un film. J’ai dû sortir prendre un deuxième ris. Tout ça en sous-vêtements, sous l’eau, en plein hiver. J’ai deux ris, je vais moins vite, ça ne me plait pas mais je n’ai pas le choix. Sinon c’était une bonne journée, il faisait beau, ça glissait bien, la mer était dans le bon sens. Ça commençait à ressembler à ce qu’on m’avait vendu du Pacifique. Je n’ai rien cassé. En fait, je n’ai pas d’aérien donc je n’ai pas d’angle de vent, ni de force de vent donc je dois faire ça à l’oeil, ce n’est pas évident. J’attends du vent pour les prochaines 30 ou 40 heures." 

"Ce matin j’étais un peu fatigué car j’ai eu des conditions changeantes donc j’étais à l’affût. Heureusement j’avais bien dormi la nuit dernière. J’aimerais bien gratter Didac (Costa) mais il avance bien. Je n’ai pas de code 0 ni de J1. Je n’ai qu’un J2. J’avais un petit budget donc j’ai fait l’impasse sur cette voile. A chaque fois qu’il y a du petit temps il s’échappe. C’est embêtant pour moi. On est quasiment dans le même système météo mais pas tout à fait. Les deux derniers dimanches je suis resté coincé dans une zone de molle derrière un front alors qui lui est passé comme une lettre à la poste. J’étais un peu énervé mais je ne me focalise pas là-dessus. Je compte les milles qui me séparent du cap Horn. Quand je regarde le temps que j’ai perdu, je me dis que ce n’est pas possible. Je vais mettre 105 jours et arriver mi-février aux Sables d’Olonne." 

Romain Attanasio (FRA), skipper Famille Mary - Etamine du Lys, before the start of the Vendée Globe 2016, start november 6th 2016, training off Basse Jaune on october  6, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobeImages aériennes de Romain Attan

Vacation de 10h avec Romain Attanasio

 
Current Time 0:00
Duration Time 0:00
 

Jean le Cam, Finistère Mer Vent
"Yann (Eliès) est sous mon vent. Il est à 5 milles. Ça nous fait aller vite pour le coup. Quand tu dors tu t’angoisses et quand tu te réveilles aussi. C’est sympa de m’avoir appelé parce que vous n’arriviez pas à avoir les autres, je fais bouche trou (rires). Peut-être que Yann dort. On a un alizé plus ou moins stable. On va vers l’instabilité donc c’est plutôt gênant. On ne s’est pas quittés depuis qu’il s’est arrêté en Tasmanie à cause de la dépression." 

Attention à la collision
"Ça serait une historie de blaireaux de se rentrer dedans. Je ne mets même pas mon alarme en route. On a l’AIS, tous les deux on ne doit pas dormir plus de 4/5h par nuit, on se regarde dans les yeux. Et si jamais on rentrait dans une zone où il y a risque de collision, on s’appelle. Cela permet d’avoir une sécurité supplémentaire.
On ne se parle pas beaucoup avec Yann. J’essaierai de l’appeler tout à l’heure. Il pense que ma VHF ne marche pas mais je n'en suis pas sûr."

"Le Pot au Noir ne s’annonce pas trop mal. On a vraiment de la chance. Les portes s’ouvrent devant nous. Je touche du bois."

À Paul Meilhat
"Bravo à toi. Tu as fait une super belle course. Tu étais bien dans le match pour un premier Vendée Globe."

Jean Le Cam (FRA), skipper Finistere Mer Vent, training solo off Belle-Ile on his way to Les Sables d'Olonne for the Vendee Globe, on october  6, 2016 - Photo Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee GlobeImages aériennes de Jean Le Cam (FRA), skipper Finistere

Vacation de 12h avec Jean Le Cam

 
Current Time 0:00
Duration Time 0:00
 

 

Conrad Colman, Foresight Natural Energy
"Le cap Horn est forcément un grand moment. Les conditions sont fabuleuses : je suis au portant sous spi, dans un vent de moins de 20 nœuds. La mer n’est pas formée et je vais arriver avec des conditions clémentes. C’est juste le bonheur d’être ici en mer. Je prévois de passer le cap Horn dans la nuit. Je vais encore rater le célèbre caillou, même si je vais faire de mon mieux pour m’en rapprocher." 

Quitter les mers du Sud
"J’ai pris quelques bons coups dans mon passage dans les mers du Sud. Je suis forcément soulagé d’avoir un passage de cap comme ça. Je profite de la fin des mers du Sud. Malgré les moments de terreur et d’angoisse, je suis triste de quitter cet endroit. C’est magique, c’est le bout du monde. Je planifie déjà mon prochain passage." 

Attaquer l’Atlantique
"Je me sens bien. Je suis un peu déçu car je ne peux pas pousser le bateau autant que je le voudrais. Je navigue correctement seulement quand j’ai les bonnes conditions. Je vois plus d’options pour revenir sur Eric Bellion dans l’Atlantique, ça sera plus intéressant. Mais je crois qu’il a toutes ses voiles alors qu’il m’en manque trois. Je vais faire de mon mieux."

 

Yann Eliès, Quéguiner-Leucémie Espoir
"A midi je suis parti prendre une douche, j’ai mangé et j’ai réglé les voiles. Eh merde, j’ai encore raté la vacation… En naviguant au contact, on est sur les réglages plus qu’à l’accoutumée. On surveille les performances de l’autre en direct. C’est le côté positif. Le point plus négatif, c’est qu’on s’adapte parfois à la trajectoire de l’adversaire et on choisit des options stratégiques différentes de celles qu’on pourrait prendre en solo. Nous sommes dans une logique de marquage." 

Le Pot au Noir et la fin de parcours
"D’après les fichiers, ça a l’air plutôt calme. Normalement on devrait y passer moins de temps que les deux premiers et basculer dans l’hémisphère Nord rapidement. Après on sait qu’il peut y avoir des imprévus. Je me dis que si on arrive en 80 jours, il reste 14 jours de mer. Soleil, 15 nœuds dans les alizés : je vis de belles journées actuellement. J’ai pu prendre une douche, je dors bien la nuit. Et le duel avec Jean (Le Cam) pimente la fin de course. Je me sens bien en mer. Il faut savoir prendre du plaisir dans ces instants magiques même si ma femme et mes enfants commencent à manquer…"

 

 

Snap code

Retrouvez-nous sur Snapchat
vendeeglobe2016