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Arnaud Boissières accueilli hier en héros local !

Ambiance channel with flares during Finish arrival of Arnaud Boissieres (FRA), skipper La Mie Caline, 10th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 17th, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe

Arrivée de Arnaud Boissieres (FRA), skipper La Mie Caline, 10ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 17 Février 2017 - Ph

Il était 9h26 vendredi matin quand Arnaud Boissières (La Mie Câline), 44 ans, a franchi la ligne d’arrivée de son troisième Vendée Globe consécutif, à la 10e place après 102 jours 20 heures 24 minutes et 09 secondes de course. La remontée du chenal qui s’en est suivie a été de toute beauté. Les conditions étaient parfaites avec un franc soleil, une mer plate et un public venu très nombreux accueillir Arnaud, le Sablais d’adoption qui était lui-même surpris par cet engouement extraordinaire. Il faut dire qu’il y avait la foule des grands jours pour ce moment de communion entre le marin et tous ceux qui, à terre, ont suivi son périple avec passion et admiration.
Il faut imaginer l’émotion de ce marin, qui a dédié une grande partie de sa vie au Vendée Globe, accueilli par des milliers de spectateurs après plus de 100 jours de solitude… Arnaud est devenu le deuxième marin à terminer trois fois d’affilée le Vendée Globe, un exploit seulement réalisé par Armel Le Cléac’h avant lui. Et il a terminé les trois fois dans le Top 10 (7e en 2008-2009, 8e en 2012-2013). Seulement quatre autres marins ont bouclé l’épreuve à trois reprises (mais pas d’affilée) : Jean-Pierre Dick, Jean Le Cam, Dominique Wavre et Mike Golding.
© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée GlobeEn conférence de presse, Arnaud a fait part de sa satisfaction… et de sa volonté farouche de revenir encore plus fort en 2020 ! « Cette 10e place, je la vois comme une victoire. Cette arrivée est plus belle que pour mes deux autres Vendée Globe. J’étais moins entrainé pour cette édition, c’était peut être plus dur, mais on l'a fait ! Je reviens à chaque fois sur le Vendée Globe car cette épreuve procure des sensations que je n’avais pas ressenties auparavant. Cette journée de récompense ne doit pas faire oublier les moments difficiles. J’ai pleuré de rage, de désespoir, j’ai tapé sur mon bateau. Mais derrière chaque galère il y a un arc en ciel qui arrive. Rien que pour ça je veux y retourner. »

Le grand frisson demain pour Fabrice Amedeo
Demain samedi, c’est Fabrice Amedeo (Newrest-Matmut) qui recevra les ondes positives du surchauffé public des Sables d’Olonne. Son arrivée est estimée demain matin, aux alentours de 8h ou 9h. La marée permet d’entrer dans le chenal avant 13h ou après 18h15. Pour cette fin de parcours, les conditions sont calmes pour Fabrice qui peut profiter pleinement de ces derniers moments en mer, tout en se projetant sur une remontée du chenal qui s’annonce grandiose, d’autant que le soleil sera de nouveau au rendez-vous… « Je suis dans le Golfe de Gascogne mais j’ai l’impression d’être dans la baie de Quiberon. Il faut quand même faire gaffe, jusqu’au bout ça peut basculer », prévient Amedeo qui ne relâche pas la garde. Demain, il pourra exulter et profiter de chaque seconde dans le mythique chenal. Au pointage de 15h aujourd’hui, Fabrice n’était plus qu’à 102 milles de la ligne d’arrivée, et il progressait à 5 nœuds.

Alan Roura se voit arriver dimanche matin
Alan Roura (La Fabrique) profite encore d’un bon vent lui permettant de catapulter son IMOCA vers les Sables d’Olonne. « Ce matin, c’était larmes de joie… La joie de voir le jour se lever sur l'une des dernières journées de mon Vendée Globe 2016-2017 », a écrit Alan dans un message du bord. Les conditions vont devenir plus légères pour la fin de parcours et la vitesse du Suisse va chuter. D’après la Direction de Course du Vendée Globe, l’ETA (Estimated Time of Arrival) d’Alan est fixée entre dimanche 18h et lundi 10h. Mais le skipper de 23 ans est plus optimiste : « La météo n’est pas d'accord ce matin ! J’ai pris un fichier français et celui avec lequel j'ai toujours navigué, mais les angles de vent et les forces ne jouent absolument pas… Donc solution du système A (Alan) : On s'en fout, on fonce ! Route directe, on fait fumer l'étrave de la Bigoudène. Arrivée prévue toujours pour dimanche matin, heure à ajuster, mais ça risque d'être plus tôt que prévu. Pile pour le café ! Alors ne prenez pas une grosse cuite samedi soir car il va sûrement falloir se lever assez tôt dimanche ! »

Il est encore plus difficile de déterminer une ETA pour Conrad Colman (Foresight Natural Energy) qui poursuit sa navigation sous gréement de fortune, désormais à moins de 600 milles des Sables. La météo étant encore incertaine dans le Golfe de Gascogne, il sera plus facile de se prononcer sur une date d’arrivée dans quelques jours. La météo sera déterminante pour la suite car évoluer sous gréement de fortune engendre des contraintes et Conrad ne peut pas naviguer dans toutes les forces de vent, et à toutes les allures, l’idéal étant un vent médium au portant… A noter que Conrad Colman nous a fait parvenir deux photos prises depuis son drone qui valent le coup d’œil et illustrent l'ampleur du travail réalisé par le Néo-Zélandais.

Rich Wilson à moins de 1000 milles des Sables d’Olonne
Le doyen américain Rich Wilson (Great American IV) tient le bon bout. Il est passé aujourd’hui sous la barre des 1000 milles restant à parcourir. Il navigue dans le Nord-Est des Açores dans un bon flux d’Ouest. Il devrait arriver mercredi ou jeudi aux Sables d’Olonne, où il sera talonné par l’Espagnol Didac Costa (One Planet One Ocean) qui conforte sa 15e place aux dépens de Romain Attanasio (Famille Mary-Etamine du Lys) qui est de son côté attendu dans tout juste une semaine, le vendredi 17 février.

 Pieter Heerema (No Way Back) poursuit sa remontée de l’Atlantique Nord et réfléchit à la meilleure option pour négocier l’anticyclone des Açores. Compte tenu de son positionnement, et des conditions météo à venir, il devrait choisir le contournement « classique » par l’Ouest.

Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) est encalminé dans le Pot au noir. Il n’est plus qu’à une centaine de milles de l’équateur et d’un retour dans l’hémisphère Nord qui marquera une forme de soulagement, mais pas la fin de l’aventure car il lui reste près de 3400 milles à couvrir pour rallier les Sables d’Olonne…

Olivier Bourbon / M&M

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