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Sébastien Destremau à moins de 1000 milles d’une arrivée prévue vendredi !

Technofirst Face Ocean, skipper Sebastien Destremau (FRA) Aerial illustration of start of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on November 6th, 2016 - Photo Vincent Curutchet / DPPI / Vendée GlobeTechnofirst Face Ocean, skipper Sebastien De

Le dernier concurrent encore en course dans le huitième Vendée Globe entame sa dernière semaine de travail dans son « bureau » flottant de 18,28 mètres de long. A la latitude du cap Finisterre, Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) est désormais à moins de 1000 milles des Sables d’Olonne (954 milles au pointage de 9h ce lundi). Il profite d’une météo favorable avec un flux de Sud-Ouest modéré à fort aux alentours de 25 nœuds (35 nœuds dans les rafales). Ces belles conditions lui permettent de progresser vers le but à une quinzaine de nœuds.

50 jours après Armel…
L’anticyclone qui se situe devant son étrave ne devrait pas le gêner puisque cette zone de haute pression se déplace vers l’Est et se comblera vers le cap Finisterre. Les différents modèles météo donnent tous un flux constant de Sud-Ouest modéré jusqu’à la veille de l’arrivée. Le 9 mars le vent devrait faiblir (moins de 10 nœuds) et tourner au Sud/Sud-Est. Mais cela ne devrait pas empêcher Sébastien d’arriver le vendredi 10 mars, après plus ou moins 124 jours de mer, soit 50 de plus que le vainqueur Armel Le Cléac’h. Mais le temps de course importe peu à Destremau qui est en passe de réussir son pari de boucler le tour du monde en solitaire et sans escale à bord de sa monture âgée de près de 20 ans.

OB / M&M

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Le journal de bord de Sébastien Destremau (semaine 17)

Ça commence doucement à sentir l'écurie...

Mais, tu vois, encore hier soir (samedi soir, NDR), je n’en menais pas large quand il a fallu empanner par 35 nœuds sous grand- voile à deux ris (au lieu de trois) et J3.

J'me disais... T'es en train de faire une vraie connerie mon Loulou !

Et comme j'avais le moteur en route pour charger les batteries, j'ai pu envoyer les barres avec les ballasts à bloc d'un côté, et le bateau qui conservait une vitesse correcte. Une fois la GV passée et le bateau couché sur l'eau, ben y avait plus qu'à vider les ballasts sous le vent et remplir au vent avant de remettre en route... Du coup, ça s'est bien passé mais ce n’était pas évident sur le moment.

Il a fallu empanner à nouveau à quatre heures du matin mais cette fois le moteur était off et le vent soufflait toujours à 35 nœuds...

Après hésitation, j'ai été obligé d'annuler la manœuvre à cause de cette histoire de manipulation de ballasts qui ne me disait rien qui vaille ... Transférer la flotte avant d'empanner, et balancer les barres avec le bateau a moitie arrêté .... Heuuuuuuu !!! Non non merci, c'est un très bon moyen de casser des lattes de grand-voile, ou pire, de retrouver le mât sur le pont !

Ensuite, je suis retourné à la bannette en attendant le jour et que le vent baisse un peu... C'était chose faite à 10 heures ce matin (dimanche matin, NDR) quand le vent est passé à 25 nœuds... Là, on a pu empanner en ayant déroulé le gennak au préalable... C'est carrément plus facile pour le passage de la GV car tu mets le gennak en ciseaux et le bateau ne ralentit pas trop ...

Sébastien

 

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