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Rétrospective : revivez les temps forts du 8ème Vendée Globe !

Aerial illustration of start of the Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on November 6th, 2016 - Photo Vincent Curutchet / DPPI / Vendée GlobeVue aérienne du départ du Vendée Globe, aux Sables d'Olonne, le 6 Novembre 2016 - Photo Vincent Curutc

Semaine 1 (du 6 au 13 novembre) : début de course endiablé ! 
- 6 novembre : à 13h02, les 29 marins (20 Français, 9 étrangers) engagés dans le 8ème Vendée Globe s’élancent dans des conditions météo exceptionnelles. Après la grande émotion de la remontée du chenal, ils reprennent leurs esprits et rentrent dans la course. Hélas, moins d’une heure après le départ, l’Espagnol Didac Costa (One Planer One Ocean) constate des problèmes électriques consécutifs à l’arrachage d’un ballast. Didac fait demi-tour vers les Sables d’Olonne, d’où il ne repartira que quatre jours plus tard…
- 11 novembre : la descente de l’Atlantique se fait à des vitesses affolantes et les foilers s’en donnent à cœur joie. Mais Vincent Riou résiste parfaitement avec son PRB à dérives droites et reste dans le match.
- 13 novembre : Tanguy de Lamotte annonce avoir cassé la tête de mât de son Initiatives Coeur et va devoir faire escale au Cap-Vert pour trouver une solution. Son objectif est clair : continuer la course !

Semaine 2 (du 14 au 20 novembre) : Alex Thomson prend le pouvoir, Tanguy de Lamotte rebrousse chemin
- 15 novembre : Alex Thomson (Hugo Boss) réalise une excellente option en coupant entre les îles du Cap-Vert, puis en négociant parfaitement le redoutable Pot au noir. Alex franchit l’équateur le premier, en un temps record : 9 jours et 07 heures. Il capitalise sur cette bonne option dans les alizés de l’Atlantique Sud et creuse l’écart sur la meute lancée à ses trousses, emmenée par Armel Le Cléac’h (Banque Populaire VIII), Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), Vincent Riou et Morgan Lagravière (Safran).
- 15 novembre : en escale à Mindelo, Tanguy de Lamotte a fait tout son possible pour repartir en course. Malheureusement, il constate qu’il n’est pas possible d’affronter les mers du Sud sans tête de mât. Il fait demi-tour vers les Sables d’Olonne, mais n’abandonne pas…
- 19 novembre : Alex Thomson imprime un train d’enfer mais subit un coup du sort lorsque son foil tribord est arraché suite à une violente collision avec un OFNI. Malgré l'avarie, il maintient toujours un bon rythme, en tête de course. 
- 19 novembre : premier abandon du Vendée Globe : suite au choc qu’avait subi son bateau en début de course, au large du Portugal, Bertrand de Broc (MACSF) rejoint l’île de Fernando de Noronha. Il plonge sous la coque et constate qu’une très large partie du carénage est endommagée, rendant impossible une navigation en situation de course. Bertrand est le premier à jetter l’éponge.

Semaine 3 (du 21 au 27 novembre) : Thomson pulvérise le temps de référence au cap de Bonne-Espérance, coups durs pour Vincent Riou et Morgan Lagravière
© Team PRB- 22 novembre : suite à un choc avec un OFNI, Vincent Riou constate que l’axe de quille de son PRB a été abîmé dans le choc. Cette pièce en titane est un élément essentiel et Vincent ne peut pas continuer dans ces conditions. La mort dans l'âme, il annonce son abandon et s'arrête en Afrique du Sud. La déception est immense pour le vainqueur du Vendée Globe 2004-2005 qui résistait formidablement bien face aux foilers.
- 24 novembre : Alex Thomson poursuit sa course en tête et pulvérise de plus de cinq jours le temps de référence au passage du cap de Bonne Espérance (17 jours et 22 heures). Armel Le Cléac’h passera en deuxième position, 4h plus tard.
- 24 novembre : Alors qu’il fait une sieste, Morgan Lagravière sent son bateau partir au tas. En sortant, il constate que le safran sous le vent est sorti de son socle et qu'il en manque les 2/3. « Je pense que c'est dû à un choc avec un OFNI », explique Morgan qui déclarera rapidement son abandon.

Semaine 4 (du 28 novembre au 4 décembre) : Duel épique entre Armel et Alex !
- 30 novembre : le match entre Armel Le Cléac’h et Alex Thomson est d’une intensité folle. Les deux hommes s’échangent la première place au gré des pointages. Au niveau des Kerguelen, ils ne sont distants que d’une quinzaine de milles quand un hélicoptère de la Marine Nationale tourne des images impressionnantes qui feront le tour du monde et resteront dans l’histoire du Vendée Globe. 

- 3 décembre : Armel reprend les commandes. On ne le sait pas encore, mais il y restera pendant 47 jours consécutifs, jusqu’à l’arrivée… La flotte du Vendée Globe s’étale alors sur plus de 10 000 km, Didac Costa et Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcean) ferment la marche. 




© Kojiro Shiraishi/ Vendée Globe

- 4 décembre : à 3h40, Kojiro Shiraishi subit un démâtage. Sain et sauf, le skipper Japonais se déroute vers Cape Town. C’est le cinquième abandon du Vendée Globe.

Semaine 5 (du 5 au 11 décembre) : Kito de Pavant et Sébastien Josse abandonnent, réparations de l’extrême pour Attanasio, Bellion et Ruyant !
- 5 décembre : Armel Le Cléac’h a une centaine de milles d’avance au passage du cap Leeuwin où il établit un nouveau temps de référence : 28 jours et 20 heures (soit 5 jours et 14 heures de mieux que Gabart en 2012). Le rythme est toujours aussi élevé et Armel franchit la mi-parcours en 32 jours ! Il est suivi d’Alex Thomson et d’un jeune bizuth qui fait une course remarquable sur son SMA : Paul Meilhat.
- 5 décembre : Sébastien Josse déplore une avarie majeure sur le foil bâbord de son monocoque. Après avoir fait le dos rond dans une violente dépression, il déclarera son abandon le 7 décembre.
- 5 décembre : Romain Attanasio heurte un OFNI, à 470 milles au Sud de Cape Town. Ses deux safrans sont très endommagés. Romain s’abritera dans une baie proche de Bonne-Espérance pour effectuer les réparations. Il parviendra à reprendre sa route le 10 décembre…
- 6 décembre : l’océan Indien est très cruel pour Kito de Pavant, victime d’une violente collision avec un OFNI. On a appris depuis, vidéo à l’appui, qu’il s’agissait d’un cachalot. Le choc endommage lourdement la quille et engendre une voie d’eau irréparable. Kito est heureusement secouru par un navire naviguant sur zone, le Marion Dufresne, le 7 décembre. Le skipper est sain et sauf, mais son bateau est perdu…
- 6 décembre : Eric Bellion subit une avarie sur son safran tribord : alors qu’il naviguait dans une mer formée et un vent moyen d’une trentaine de nœuds, le bateau s’est couché dans une rafale à plus de 50 nœuds. Sous la violence du choc, la mèche de safran – pièce en carbone qui relie l’appendice au bateau – s’est vrillée. Ce n’est qu’au prix d’une réparation épique en pleine mer qu’Eric reprendra la course.
- 7 décembre : alors qu’il manipule son dispositif de ballast bâbord, Thomas Ruyant constate que le chapeau du schnorchel (tube permettant le remplissage du ballast) entrainé par la vitesse du bateau, s’est arraché, sans entraîner de déchirure sur la coque. Thomas constate toutefois une entrée d’eau importante dans son espace de vie. En véritable MacGyver des mers, il parviendra à colmater la brèche. 
- 11 décembre : cette cinquième semaine est la plus éprouvante pour les marins engagés dans le 8ème Vendée Globe. Il reste 22 concurrents en course quand Sébastien Destremau devient le dernier concurrent à doubler le cap de Bonne-Espérance.

Semaine 6 (du 12 au 18 décembre) :
Démâtage pour Le Diraison, avarie structurelle sérieuse pour Ruyant !
- Jean-Pierre Dick (StMichel-Virbac), Yann Eliès (Groupe Queguiner) et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent) doivent négocier une dépression très violente au Sud de la Tasmanie. Tous trois privilégient leur sécurité et celle de leur bateau mais leurs stratégies pour laisser passer le gros du système divergent. Yann et Jean se ralentissent volontairement, voire se mettent à la cape, tandis que Jean-Pierre tente une option inédite par le détroit de Bass, entre l’Australie et la Tasmanie.
- Toujours solide leader devant Alex Thomson, Armel Le Cléac’h négocie parfaitement le Pacifique, le plus grand océan du monde.
© Paul Meilhat / Vendée Globe / SMALe match pour la 3e place est passionnant entre Paul Meilhat et le très combatif Jérémie Beyou qui reprend du terrain malgré des soucis de communication qui le handicapent pour récupérer des données météo. 

 

 

 

-17 décembre : Stéphane Le Diraison, alors en 10e position et à la lutte avec le Hongrois Nandor Fa, contacte la Direction de Course pour l’informer du démâtage à bord de son IMOCA, à 700 milles des côtes australiennes. Stéphane parviendra à rallier Melbourne sous gréement de fortune.  
- 18 décembre : Thomas Ruyant subit une collision extrêmement violente avec un OFNI. Il en découle une avarie structurelle majeure sur son bateau qui menace de se disloquer. Le nombre des abandons se porte désormais à 9... Mais malgré une situation très tendue, Thomas préservera l’essentiel en ramenant son IMOCA blessé à bon port (dans le port de  Bluff en Nouvelle-Zélande), le 21 décembre, et ce malgré la tempête. Un morceau de bravoure… Thomas réalisait une très belle course au moment de son abandon puisqu’il occupait la 8e place.  

Semaine 7 (du 19 au 25 décembre) : avarie pour Meilhat et improbable rencontre à Noël !
- 20 décembre : Paul Meilhat (alors 3e et 1er bizuth) déplore un problème de vérin de quille (avec une fissure sur 40 cm). Paul parvient à stabiliser la quille
grâce à un système de sécurité. Mais l’avarie est trop importante pour la réparer seul en mer. « Avec une quille comme ça, je ne passais pas le cap Horn », confie le jeune skipper qui fait cap plein Nord. Son périple s’arrêtera en Polynésie. 
- Pendant ce temps, 5 marins se livrent une bataille d’anthologie depuis le passage du cap Leeuwin : Alan Roura, Enda O’Coineen, Fabrice Amedeo, Eric Bellion et Rich Wilson se tiennent dans un mouchoir. 
- 23 décembre : Armel Le Cléac’h double le cap Horn après 47 jours de mer, soit 5 de mieux que le précédent temps de référence établi par Gabart en 2013 ! Alex Thomson franchit le Horn 48 heures plus tard. Mais la bataille pour la gagne est loin d’être terminée…
- 24 décembre : Incroyable rencontre au Sud de la Tasmanie entre le Suisse Alan Roura et Eric Bellion. Roura à l’étrave de La Fabrique, Bellion à l’arrière de CommeUnSeulHomme, les deux hommes entonnent un « Petit Papa Noël » en duo qui restera dans l’histoire de la course. Plus tard, les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois à quelques mètres l’un de l’autre, en compagnie de l’Irlandais Enda O’Coineen. Improbable Vendée Globe !

Semaine 8 (du 26 décembre au 1er janvier) : Le trio de tête en Atlantique, un dernier abandon dans ce Vendée Globe…
- 26 décembre : Au 50e jour de course, les leaders ont bouclé 75 % du parcours du Vendée Globe. 
- 27 décembre : Jérémie Beyou, 3e, vit une journée très particulière puisqu'il franchit le cap Horn pour la première fois dans sa carrière de marin. Derrière, Yann Eliès et Jean Le Cam se livrent une lutte au contact pour la 5e place et pour être le premier bateau à dérives classiques à l’arrivée...

- 28 décembre : le skipper irlandais Enda O'Coineen se dirige vers l’île Stewart (Nouvelle-Zélande). Il cherche à effectuer un certain nombre de réparations avant de reprendre la course. C'est sur cette île qu’Yves Parlier avait fait escale pendant dix jours pour mettre en place un gréement de fortune, lors de l’édition 2000-2001.

- 28 décembre : Pieter Heerema (No Way Back) reprend sa course après avoir bataillé plusieurs jours pour résoudre ses problèmes de pilote.
- 30 décembre : toujours dauphin d'Armel Le Cléac'h, Alex Thomson grappille des milles. En à peine six jours, l'écart entre les deux leaders, Armel Le Cléac'h et Alex Thomson, est passé de plus de 800 milles à… moins de 30 milles ! Le Britannique ne lâche pas l'affaire...
- 30 décembre : pas moins de trois skippers franchissent le cap Horn : Jean-Pierre Dick, Jean Le Cam et Yann Eliès, respectivement en 4e, 5e et 6e position.
- 1er janvier : le premier jour de l'année 2017 commence par une mauvaise nouvelle : le démâtage d'Enda O'Coineen (Kilcullen Voyager - Team Ireland), le premier Irlandais de l'histoire à participer au Vendée Globe. Ce sera le dernier abandon de ce 8ème Vendée Globe.
- Trois skippers ayant abandonné touchent terre : Paul Meilhat (le 28 décembre à Tahiti), Stéphane Le Diraison (le 30 décembre) et Kito de Pavant (30 décembre).

Semaine 9 (du 2 au 8 janvier) : Cascade d’avaries dans le Pacifique Sud 
Les marins et les bateaux accusent le coup : Conrad Colman (Foresight Natural Energy), Alan Roura (La Fabrique), Didac Costa et Sébastien Destremau bataillent pour poursuivre leur route vers Les Sables d’Olonne. 
- 2 janvier : Alan Roura contacte son équipe à terre pour lui signaler la casse de son safran tribord, suite à une collision avec un OFNI, causant en même temps une importante voie d’eau à l’arrière du bateau. Le safran est changé, l’inondation maîtrisée et La Fabrique est de nouveau sur sa route. 
- 2 janvier : Conrad Colman perd l’axe de son étai dans 60 nœuds de vent. Avec force et courage, il parvient à réparer et se remet en mode course.
- 3 janvier : Sébastien Destremau avait prévenu qu’il s’arrêterait avant d’entrer dans le Pacifique. Il prend un corps-mort en Tasmanie, dans la baie d’Hobart, où il effectue une vérification complète de son bateau. Quand il repart, il accuse un retard de 16 000 km sur le leader Armel Le Cléac’h !

- 4 janvier : Louis Burton (Bureaux Vallée) double le cap Horn pour la première fois dans sa carrière de marin, à la 7e place. 
- 7 janvier : à 1h23, Le Cléac’h franchit l’équateur et fait ainsi son grand retour dans l’hémisphère Nord, mais Alex Thomson profite d’une météo plus favorable et reste menaçant.

Semaine 10 (du 9 au 15 janvier) : Le dénouement est proche…
© Nandor FA- 9 janvier : le Hongrois Nandor Fa (Spirit of Hungary) franchit le cap Horn pour la cinquième fois de sa vie. Deux jours plus tard, Eric Bellion devient le premier bizuth de ce Vendée Globe à passer ce cap mythique, suivi peu après de Conrad Colman.
- 12 janvier : en parfaite embuscade, Alex Thomson met la pression sur Armel Le Cléac’h qui ne lâche pas le moindre mille. Joint à la vacation, Armel ne cache pas son agacement et se plaint de la météo qui lui est particulièrement défavorable. Malgré un manque de réussite évident, le natif de la baie de Morlaix s’accroche et maintient une avance d’une centaine de milles. « Jusqu’au bout, il va falloir se battre ! », annonce Armel. 
Jérémie Beyou, 3e, reste à l’affût tandis que les inséparables Yann Eliès et Jean Le Cam (au contact depuis le Sud de la Tasmanie !) tentent de recoller à Jean-Pierre Dick pour une place au pied du podium.

© JEAN MARIE LIOT / DPPISemaine 11 (du 16 au 22 janvier) : Le sacre d’Armel
- 16 janvier : Alex Thomson pousse toujours sa machine et bat le record de distance avalée en 24h en solitaire sur monocoque : 536,81 milles (soit 994 km) à la vitesse moyenne ahurissante de 22,4 nœuds. Il améliore donc le record de François Gabart établi en 2012, qui était de 534,48 milles. 78 milles séparent les deux premiers à trois jours du dénouement.
- 16 janvier : Fabrice Amedeo (Newrest Matmut) et Arnaud Boissières (La Mie Câline) doublent le cap Horn avec 4 heures d’écart. Il leur reste la longue remontée de l’Atlantique pour se départager. Alan Roura franchit le Horn le même jour, suivi de Rich Wilson.
- 19 janvier : à 16 heures 37 minutes et 46 secondes (heure française)Armel Le Cléac’h franchit la ligne d’arrivée et remporte le 8e Vendée Globe. Pour sa 3e participation, le skipper de Banque Populaire VIII, signe une performance remarquable et impose un nouveau temps de référence sur ce tour du monde en solitaire en monocoque : 74 jours 03 heures 35 mn 46 s (soit 3 jours 22 heures et 41 minutes de moins que François Gabart en 2013). 
- 20 janvier : 16 heures après Armel, Alex Thomson décroche la 2e place. Privé de son foil depuis le 19 novembre, Alex a su maintenir jusqu’au bout la pression sur son adversaire Armel Le Cléac’h. Il décroche son deuxième podium en quatre participations. Le Britannique peut être fier de sa course, et il donne déjà rendez-vous : « Je ne peux pas m'arrêter à une 2e place, je ne serai jamais satisfait avec ce résultat... Si j’estime que j’ai une possibilité de gagner, je reviendrai dans quatre ans. » 

Semaine 12 (du 23 au 29 janvier) : Jérémie Beyou complète un podium, et trois arrivées en moins de 3h !
- 23 janvier : après 78 jours 06 heures et 38 minutes de mer, Jérémie Beyou décroche le podium bien qu’il n’ait pas été épargné par les soucis techniques (pilotes automatiques récalcitrants, panne d’antennes Fleet, problèmes de hook de gennaker et de grand-voile…). Sa 3e place est celle de la ténacité et de la rage de vaincre. 
- 24 janvier : La bagarre pour la 4e place fait rage entre Jean-Pierre Dick, Yann Eliès et Jean Le Cam. Dick tient la corde mais il reste sous la menace des deux triples vainqueurs de la Solitaire du Figaro, des experts de la régate au contact qui ne lâchent rien. 
- Le mercredi 25 janvier 2017 restera dans les annales... A trois heures d’intervalle, trois figures emblématiques du Vendée Globe franchissent la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne : Jean-Pierre Dick (4ème) à 14h47, Yann Eliès (5ème) à 16h13 et Jean Le Cam (6ème) à 17h43. C’est la première fois dans l’histoire du Vendée Globe que trois concurrents bouclent le parcours le même jour. Yann Eliès a même franchi la ligne d’arrivée, seulement 1h et 26 minutes après Jean-Pierre Dick...
- 26 janvier : ils sont encore douze marins en course : six Français, un Hongrois, un Néo-Zélandais, un Suisse, un Américain, un Espagnol et un Néerlandais. Arnaud Boissières et Fabrice Amedeo naviguent au contact depuis des semaines et tissent au grand large un beau lien d’amitié. Un autre duel met aux prises Romain Attanasio et Didac Costa. Louis Burton est le prochain concurrent attendu aux Sables d’Olonne.
- 29 janvier : grand jour pour Sébastien Destremau qui franchit le mythique cap à 14h36 (heure française), après 84 jours et 01 heure de mer. Tous les concurrents encore en lice sont donc en Atlantique.

© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée GlobeSemaine 13 (du 30 janvier au 5 février) : Louis Burton à bon port, 11 marins encore en course
- 2 février : Louis Burton franchit la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne. Il s’octroie la 7e place de ce Vendée Globe 2016, tour du monde qu’il boucle pour la première fois, après son abandon dû à une collision avec un chalutier, lors de l’édition 2012-2013. Son temps de course est de 87 jours, 21 heures, 45  minutes et 49 secondes.
- 5 février : « Je n'ai pas encore perdu toutes mes forces mais je sens bien la différence avec mon état physique d'il y a quelques semaines. Il est vraiment temps de rentrer aux Sables ! » L’Espagnol Didac Costa résume bien l’état d’esprit des onze marins encore en mer dans le huitième Vendée Globe. Après trois mois en mer, les corps fatiguent, le matériel également.

Semaine 14 (du 6 au 12 février) : Nandor Fa superbe 8e, Conrad Colman démâte !
- 6 février : Eric Bellion fait face à un problème de moteur qui l’oblige à restreindre sa consommation d’énergie. Il ne peut plus compter que sur ses hydro générateurs pour produire de l’énergie. 
- 8 février : le Hongrois Nandor Fa franchit la ligne d’arrivée aux Sables-d’Olonne à 11h54. II s’empare d’une très belle 8e place pour sa troisième participation au Vendée Globe. Son temps de course est de  93 jours 22 heures 52 minutes 09 secondes.
- 9 février : Romain Attanasio rapporte à la Direction de Course une avarie sur sa dérive bâbord suite à un choc avec un OFNI. La dérive est inutilisable, Romain a constaté une petite voie d’eau dans le puits, mais la course peut continuer pour le skipper de Famille Mary-Etamine du Lys.
- 10 février : Eric Bellion affronte des conditions dantesques à quelques jours de son arrivée aux Sables d’Olonne. Il est à nouveau contraint d’incurver sa route pour éviter le plus gros d’une violente dépression. Eric subit des rafales de plus de 70 nœuds ! 
© Conrad Colman (DR)- 10 février : le Néo-Zélandais Conrad Colman n’est pas épargné non plus par cette tempête. A 23h, Conrad joint son équipe pour prévenir du démâtage de son IMOCA « Foresight Natural Energy », alors qu’il évoluait dans un vent de nord-est de 30-35 nœuds sous J3 et 3 ris dans la grand-voile. La déception est grande pour Conrad qui a bouclé 97% de son premier Vendée Globe et n’est qu’à 739 milles des Sables d’Olonne. Mais le Néo-Zélandais n’a qu’une idée en tête : rallier les Sables d’Olonne sous gréement de fortune !
- 11 février : Eric Bellion déplore une avarie survenue sur son rail de grand-voile. L’incident est arrivé à moins de 500 milles des Sables-d’Olonne, au large de l’Espagne, dans un vent de 30 à 40 nœuds. Fin de course au courage !

Semaine 15 (du 13 au 19 février) : Bellion 1er bizuth, Boissières et Amedeo 10e et 11e
- 13 février : à bout de force, éreinté mais motivé, Eric Bellion fait preuve d’une ténacité remarquable. Il coupe la ligne d’arrivée du 8ème Vendée Globe à 17h58. Neuvième au général mais premier bizuth de cette édition, le marin de 40 ans boucle son tour du monde en 99 jours 04 heures 56 minutes et 20  secondes.
- 15 février : excellente nouvelle pour Conrad Colman qui est parvenu à installer un gréement de fortune à l’aide de sa bôme et d’un morceau de grand-voile récupéré suite à son démâtage.
© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée Globe- 17 février : Arnaud Boissières s’empare de la 10e place du Vendée Globe après 102 jours 20 heures 24 minutes et 09 secondes de mer. Il boucle ainsi son troisième Vendée Globe d’affilée, une performance seulement réalisée par Armel Le Cléac’h avant lui.
- 18 février : c’est à une très belle 11e place et 2e bizuth, que Fabrice Amedeo remonte le chenal des Sables d’Olonne, après 103 jours, 21 heures, et 01 minute de mer. Et il annonce d’ores-et-déjà sa volonté de revenir en 2020, encore plus fort…

Semaine 16 (du 20 au 26 février) : Cinq arrivées en rafale : Roura, Wilson, Costa, Attanasio et Colman !
- 20 février : le skipper suisse Alan Roura coupe la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne à 9h12. Il prend la 12e place de ce Vendée Globe (et 3e bizuth), tour du monde qu’il  boucle pour la première fois, à l’aube de son 24ème anniversaire. Son temps de course : 105 jours, 20 heures, 10 minutes, 32 secondes.
- 21 février : après le benjamin, le doyen ! Rich Wilson, 66 ans, en termine après 107 jours de mer. C’est la deuxième fois que l’Américain boucle le Vendée Globe (9e en 2008-2009). La foule présente sur les quais de Port Olona donne un grand coup de chapeau à ce gentleman-skipper.

 


- 23 février : reparti des Sables d’Olonne quatre jours après le reste de la flotte (voir semaine 1), Didac Costa réussit son pari en terminant son premier Vendée Globe en 108 jours 19 heures 50 minutes et 45 secondes. Et ce à bord d’un IMOCA d’ancienne génération, l’ex Kingfisher avec lequel Ellen MacArthur a terminé 2e en 2000-2001. 
- Le vendredi 24 février restera dans les annales du Vendée Globe avec les arrivées de Romain Attanasio puis de Conrad Colman. C’est à force de courage et de persévérance qu’ils sont parvenus à boucler leur premier Vendée Globe. Romain a subi trois chocs avec des OFNI qui ont lourdement endommagé ses safrans et cassé une dérive. Conrad Colman a démâté à 700 milles de l’arrivée et rallié Port Olona sous gréement de fortune !

Semaine 17 (du 27 février au 5 mars) : Difficile arrivée pour Pieter Heerema, Sébastien Destremau seul au monde…
- 27 février : après les cinq arrivées de la semaine précédente, seuls deux skippers sont encore en mer ce matin : Pieter Heerema et Sébastien Destremau. Le Hollandais est contraint de ralentir (et même de quasiment s’arrêter) pour laisser passer devant lui la tempête qui lève une très grosse mer dans le golfe de Gascogne. Son arrivée est retardée mais Pieter s’arme de patience. 
- 2 mars : à 22h26, Pieter Heerema, 65 ans, coupe enfin la ligne d’arrivée après une bataille qui aura duré 116 jours 09 heures 24 minutes et 12 secondes. Le premier Néerlandais de l’histoire a relevé son défi personnel : boucler le Vendée Globe à bord d’un IMOCA de dernière génération doté de foils.
- 3 mars : Sébastien Destremau est seul au monde. Depuis l’arrivée de Pieter Heerema en 17e position, le Français est en effet le dernier skipper du Vendée Globe encore en mer. 

Semaine 18 (du 6 au 12 mars) : Clap de fin sur le 8ème Vendée Globe
- 11 mars : Sébastien Destremau s’octroie la 18e place du Vendée Globe, à 1h40 du matin. Il patiente jusqu’à 13h pour faire son entrée dans le chenal où il reçoit un accueil triomphal. Son périple a duré 124 jours, 12 heures, 38 minutes et 18 secondes. Le skipper toulonnais achève ainsi le huitième Vendée Globe, 50 jours après le vainqueur Armel Le Cléac’h arrivé le 19 janvier dernier (voir semaine 11). Avec vingt-neuf concurrents au départ et dix-huit à l’arrivée, un score qui n’avait encore jamais été atteint, la huitième édition du Vendée Globe inscrit un record supplémentaire dans l’histoire de la course !

Olivier Bourbon / M&M

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