Seb Josse en pole position

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Le jeudi 09 octobre 2008 à 20:58
© François Van Malleghem / DPPI / Vendée Globe
Cinquième du dernier Vendée Globe, Sébastien Josse a enchaîné un autre tour du monde en équipage avant de se voir confier l’un des derniers plans Farr de cette édition du Vendée Globe. Très avancé dans sa préparation, le jeune skipper niçois fait parti des têtes de liste au vu de son expérience et de sa détermination… Après une semaine passée au sec, le 60 pieds IMOCA BT retrouvera la mer demain à Lorient, où l'équipe a tout empaqueté et organisé en vue du grand départ.
Il ne reste plus qu’un mois avant le départ des Sables d’Olonne…
« C’est la dernière ligne droite et j’ai l’impression d’être plutôt prêt… C’est un peu inhabituel ! Je ne me sens pas pressé par le temps et j’ai enchainé les phases d’entraînement avec les concurrents lors des sessions de Port la Forêt ces dernières semaines. Mon équipe technique a déjà finalisé la préparation du matériel de rechange et l’avitaillement du bateau. Il ne nous reste plus qu’à prendre la mer pour arriver aux Sables d’Olonne avec un bateau fin prêt... »

Que t’a apporté le premier stage d’entraînement à Port la Forêt ?
« C´était important d´être présent car c´est une excellente façon de se mesurer aux autres et surtout de comparer les performances du bateau. Je suis très content de la vitesse de BT, j´ai confiance en mon bateau et je prends vraiment plaisir à naviguer ! »

Une phase de repos avant de partir ?
« Je ferai certainement un break, une fois arrivé aux Sables d’Olonne le 17 octobre. Je profiterai des derniers jours pour m’échapper de la pression d’avant départ. Les concurrents se regardent en chien de fusil pour un dernier round d’observation et profiter des deux semaines pour aller voir ma famille dans le Sud de la France, ça ne me fera pas de mal pour recharger les batteries… »

Tu as l’air particulièrement décontracté tout en étant très concentré !
« Ce ne sera pas mon premier tour du monde en solitaire et entre temps, j’en ai fait un troisième en équipage lors de la Volvo Ocean Race (après un Trophée Jules Verne en 2002). Et puis j’ai une équipe technique beaucoup plus nombreuse et beaucoup plus professionnelle pour m’entourer à terre. J’ai plus de moyens et un bateau plus performant qu’en 2004-2005… Les objectifs ne sont pas le mêmes par rapport à la dernière fois, mais je me sens plus zen parce que j’ai déjà vu comment se déroulait l’avant départ et la course elle-même ! Le parcours me fait moins peur qu’il y a quatre ans et j’ai un bateau marin et rapide pour ce tour du monde en solo. Et j’ai surtout une très bonne équipe de préparateurs, car on n’est jamais tout seul ! C’est ce qui met en confiance… ».