Pression, décompression, vie de famille
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Le jeudi 23 octobre 2008 à 10:01© VINCENT CURUTCHET / DPPI / Vendée Globe
Pour les navigateurs, les semaines qui précèdent le départ d’une grande course ne sont pas toujours les plus sereines. Rançon du succès, les sollicitations sont proportionnelles à la teneur de leur prochaine aventure. Si le tumulte des jours d’avant est vécu comme un bien nécessaire par la plupart des marins, ces derniers se réservent aussi quelques sas de décompression quotidiens pour échapper au grand tourbillon.
Avec les multiples rendez-vous média, les impératifs de partenariat et de représentation auxquels s’ajoutent les différents briefings officiels, les journées, pour les 30 marins du Vendée Globe, passent à la vitesse d’un 60 pieds au portant. Dans ce contexte, comment trouver du temps pour soi et pour ses proches ? La plupart des navigateurs y veille pourtant, tant bien que mal. Avant leur ultime semaine aux Sables d’Olonne, la majorité d’entre eux a d’ailleurs choisi de s’échapper quelques jours, qui dans les montagnes corses (Jean Pierre Dick), qui au Maroc (Kito de Pavant), en thalasso en famille (Bernard Stamm), ou tout simplement à la maison. Michel Desjoyeaux et Vincent Riou seront les rares à rester en Vendée jusqu’au départ.
Apnée et bains d’algues
Sur place, leur planning quotidien prévoit néanmoins quelques parenthèses auxquelles ils ne dérogent pas. Pour le skipper de Foncia, prière de ne pas déranger de 13h00 à 16h30. Vincent Riou (PRB) qui avoue avoir besoin de s’ « éloigner physiquement du village pour décompresser », passe en général tous ses après-midi dans la maison louée avec sa famille. Sur place, Yann Eliès (Generali) s’accorde toujours un « break entre 13h30 et 15h00 » et fera appel, la semaine avant le départ, aux bons soins d’un kinésithérapeute.
Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), lui, file tous les jours au centre de thalassothérapie pour nager, pratiquer l’apnée et les bains d’algues. « J’adore m’immerger dans l’eau de mer, c’est ma façon à moi d’essayer de tout oublier et de ne penser qu’à moi ». Quant à Sam Davies (Roxy), elle réserve ses moments de pause à la natation, au sport ou au travail sur la stratégie, dans l’appartement où loge son équipe. « Ce n’est pas vraiment du repos, ajoute t-elle, mais durant tous ces moments, au moins, je coupe le portable ! ».
Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), lui, file tous les jours au centre de thalassothérapie pour nager, pratiquer l’apnée et les bains d’algues. « J’adore m’immerger dans l’eau de mer, c’est ma façon à moi d’essayer de tout oublier et de ne penser qu’à moi ». Quant à Sam Davies (Roxy), elle réserve ses moments de pause à la natation, au sport ou au travail sur la stratégie, dans l’appartement où loge son équipe. « Ce n’est pas vraiment du repos, ajoute t-elle, mais durant tous ces moments, au moins, je coupe le portable ! ».
Derniers instants en famille
La navigatrice anglaise profite aussi de ses parents qui ont amarré leur bateau aux Sables d’Olonne et chez qui elle peut s’inviter de temps à autres pour le « tea time ». A l’aube d’une telle aventure, la présence des amis et de la famille est évidemment fondamentale, même s’il n’est pas toujours facile de se rendre disponible pour eux. Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) : « ici, c’est aussi la fête des sponsors. Les gens nous accaparent et c’est normal. Mais c’est vrai que d’un coup, tout repose sur un seul homme. Alors on essaie de ne pas trop compresser les plannings. C’est bien que ma femme et mes deux filles aient l’impression que je leur appartiens aussi un peu ! ». Jérémie Beyou (Delta Dore) : « L’après-midi, je rentre au moins une heure à l’appartement pour couper un peu avec les pontons. La famille vient une semaine avant le départ, j’avais envie de partager cela avec eux. Je sais que ce sera de plus en plus tendu, mais si je suis stressé, ma femme est là pour me remettre dans mes bottes ! ». Jean Pierre Dick : « à chaque course, il y a maintenant un petit rituel. Ma mère, mes frères et sœurs sont là et j’ai mes neuf neveux et nièces qui me préparent une petite chanson pour le jour du départ. ».Yann Eliès, lui, avoue que l’exercice d’équilibriste entre travail et famille est parfois périlleux : « je vais passer 7 jours à la maison pour profiter d’eux à fond, puis ils viendront la semaine avant le départ. Mais idéalement, je dois dire que s’ils ne venaient pas, ce serait presque mieux. Car je sais que je ne suis pas tout à fait disponible et c’est extrêmement frustrant pour tout le monde ».
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- 23/10/08 à 10:01 : Pression, décompression, vie de famille
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