Nicolas Hulot en visite sur le Vendée Globe

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Le lundi 27 octobre 2008 à 15:30
© Pierre Giboire / Vendée Globe
L’animateur vedette des émissions de télévision de pleine nature devenu depuis le poil à gratter des responsables politiques était de passage aux Sables d’Olonne pour apporter son soutien à Raphaël Dinelli et sa fondation Océan Vital . Interview croisée des deux protagonistes.

Nicolas Hulot :


« Le projet de Raphaël Dinelli m’a séduit à plus d’un titre. Le personnage tout d’abord et sa volonté de travailler dans le concret. Il est à la fois dans l’innovation et dans la recherche appliquée. A son niveau, il essaye de faire franchir des étapes à la créativité écologique. Dans le domaine des énergies renouvelables on n’en est encore qu’aux balbutiements et Raphaël fait partie de ces gens qui accélèrent le processus. Au-delà d’une compétition, nous sommes en dette vis à vis de la nature. Au-delà des mots il faut apporter notre contribution de manière concrète. Si une compétition comme le Vendée Globe peut apporter sa notoriété à ce combat, on a tous à y gagner. Raphaël lui, agit. Il cherche des solutions globales. L’obligation qu’on a aujourd´hui est de faire mieux avec moins. A son échelle, Raphaël a réussi sur un panneau solaire de même surface à diviser son poids par dix


Raphaël Dinelli :


"Le vrai challenge de ce bateau laboratoire, c’est d’être totalement autonome par rapport aux énergies fossiles. On sait que la voile est un sport mécanique qui demande pas mal de moyens énergétiques. Certains concurrents partent ainsi avec près de 300 litres de gazole. Maintenant, on a mis au point des systèmes novateurs, il ne faudrait pas qu’ils me lâchent au cours de l’épreuve. Nous autres navigateurs, on constate depuis quinze ou vingt ans les ravages du réchauffement climatique : les remontées d’icebergs à des latitudes anormales, puisqu’on a trouvé des glaces jusqu’au large de la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud. Ce que je sais, c’est que des navigateurs connus comme Loïck Peyron ou Vincent Riou sont venus voir ces panneaux. Si je peux prouver qu’avec 1200 g de panneau solaire au mètre carré, on peut obtenir les mêmes performances énergétiques, les coureurs y viendront tous. Car dans ce cas, le devis de poids n’est plus un problème. Une chose est sûre, c’est ma passion."