Unai Bazurko : la détermination basque

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Le mardi 28 octobre 2008 à 14:47
© DR
Unai Bazurko possède la force tranquille du chêne de Guernica. Peu de choses semblent avoir prise sur la placidité du navigateur basque. Ce Vendée Globe, il compte bien le boucler à son rythme soutenu par tout son peuple. Le finir est une question d’honneur.

Sa préparation


« J’ai travaillé trop longtemps sur ce bateau… J’ai commencé en 2005. Après la Velux nous avons décidé de changer le safran, les voiles, l’électronique. L’objectif est de gagner en performance. C’est un bateau ancien, lourd, mais qui est très sûr… »


 


Le rythme de la course


« Je comprends ces gars qui veulent aller très vite, qui sont prêts à tout pour gagner le Vendée Globe. Ce n’est pas vraiment ma philosophie. Je suis heureux avec mon bateau, il me plait. Mon premier objectif, c’est de retourner naviguer dans le sud. »


 


Son expérience


« Je me sens bien préparé. J’ai déjà accompli 70 000 milles sur ce bateau. Je crois que j’ai suffisamment navigué à son bord. De toutes les manières, il va y avoir deux courses dans la course : celle des bateaux neufs et celle des bateaux plus anciens et plus lourd. J’ai travaillé dur pour être au départ de cette course car elle reste la plus belle du monde. »


 


Son entourage et son équipe


« Mon équipe est constituée avant tout d’amis. Ce qui ne les empêche pas d’être très professionnels. Et puis je ne suis pas dépaysé aux Sables d’Olonne. Comme chez moi au Pays basque, c’est un grand port avec des bateaux de pêche partout. Je me sens comme à la maison… Et il paraît que nombre de copains et de gens du Pays Basque vont venir dès le week-end prochain pour venir m’encourager. J’ai même un des plus chefs de cuisine basque qui est en train de me préparer des petits plats pour mon tour du monde. C’est peut-être un peu plus lourd, mais tellement meilleur. »


 


Seul en mer pendant trois mois ?


 « Je pense que la dimension la plus importante de ce Vendée Globe, c’est ces trois à quatre mois que l’on passe seul en mer. Surtout que le tempérament basque est plutôt à faire la fête et voir du monde. »