Quelles voiles pour la course ?

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Le vendredi 31 octobre 2008 à 15:33
© Benoit Stichelbaut / Cheminées Poujoulat

Ce sont les voiles qui constituent le moteur du bateau, qui lui donnent sa force propulsive. Ce « moteur » est alimenté par un carburant 100% naturel qu´est le vent. Or, ce dernier ne souffle pas toujours avec la même force, ni dans la même direction. Il faut donc des voiles adaptées à différentes « plages d´utilisation ». C´est pourquoi, sur un tour du monde, les skippers en embarquent plusieurs, qui n´ont pas toutes la même forme, ni la même surface. On appelle cet ensemble de voiles « le jeu de voiles » ou la  « garde robe » du bateau.

Schématiquement, plus le vent est fort, et plus l´angle de navigation par rapport au vent est fermé, plus le bateau arborera des voiles petites et plutôt plates. A contrario, plus l´angle de navigation par rapport au vent est ouvert, plus ces voiles auront des formes creuses ou arrondies, avec des surfaces importantes quand le vent est faible.


Une dizaine de voiles embarquées

On distingue la voile principale, la grand-voile (qui est théoriquement toujours à poste sur le mât) et les voiles d´avant. Les skippers n´embarquent qu´une seule grand-voile, constitué d´un tissus solide, dont la surface peut être réduite quand le vent monte (la manoeuvre s´appelle « prendre un ris » et l´on parle alors de grand-voile arisée ou réduite). Lorsque la grand-voile est haute, sa surface moyenne est d´environ 170 m2 et lorsque le quatrième ris est pris, si le vent souffle très fort, elle ne mesure plus que 30 m2 !

Quant aux voiles d´avant, ce sont elles, essentiellement, qui varient au niveau de la forme et de la taille. Les marins sont libres d´emporter le nombre de voiles qu´ils souhaitent, mais en règle générale,  ils en embarquent entre 9 et 11. En ce qui concerne les voiles « plates », faites pour naviguer très près du vent (angle fermé), on trouve, de la plus grande à la plus petite : le génois, le solent, la trinquette et la voile de tempête appelée tourmentin.

Ensuite, lorsque les bateaux naviguent au largue (ils reçoivent le vent de côté ou l´arrière), ils utilisent des gennakers et des reachers qui sont des voiles aux formes plus creuses. Enfin pour les allures de vent arrière et quand le vent n´est pas trop fort, les marins peuvent hissent le spi ( grande voile ballon qui peut mesurer jusqu´à 400 m2 !).

Il faut savoir que le jeu de voile complet pèse lourd (plus de 500 kilos au total) et que chaque manoeuvre de voile demande de grands efforts physiques aux navigateurs. Enfin, si une voile se déchire, et si le trou n´est pas trop important, ils n´ont plus qu´à la recoudre à la main, ou à lui appliquer des patchs adhésifs (tissus autocollant).