Michel Desjoyeaux : « attention à la boulimie de dernière minute »
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Le samedi 01 novembre 2008 à 13:40
C’est un Michel Desjoyeaux parfaitement affuté qui se prépare à boucler son deuxième Vendée Globe. Son bateau est bien à son image : inventif bourré de petites astuces. Mais le vainqueur de 2001 a mûri : huit ans plus tard, il revient sur ...
Est-ce que le fait de revenir huit ans après la victoire dans le Vendée Globe change des choses ?
Il faut rester prudent. Si on regarde les précédentes éditions, quatre des cinq anciens vainqueurs n’avaient jamais participé. Vincent (Riou, vainqueur de l’édition 2004-2005) quant à lui, n’était jamais allé dans les mers du sud. Le fait d’avoir déjà participé est un plus en matière d’expérience, mais ce n’est pas incontournable. Maintenant, il y a plein de petites erreurs qu’on avait faites il y a huit ans qu’on n’a pas renouvelé. On en a peut-être fait d’autres, qui sait ?
Avec un bateau, Foncia, qui apparaît très dépouillé…
Le fait d’être dépouillé ne veut pas dire que c’est inconfortable. En plus tu as l’impression de rentrer dans un grand bateau. Mais j’ai une cuisine qui m’a permis de faire des langoustines, un siège baquet dans lequel je suis bien. J’ai vu des bateaux qui me semblent moins ergonomique que Foncia. L’essentiel est que l’intérieur plaise à son utilisateur. On a d’ailleurs fait attention dans les derniers préparatifs à ne pas avoir de boulimie, à ne pas rajouter des choses qui peuvent rester à terre. Ce sont avant tout des détails. On a fait d’entrée de jeu un bateau léger, on veut garder cette philosophie.
C’est important de sentir un petit chez soi dans son bateau quand on est dans les mers du sud ?
Etre bien chez soi, ça peut passer par la décoration intérieure. Il faut que l’environnement corresponde au bonhomme et lui plaise. Moi, je n’ai pas d’inquiétude. Le bateau est peint en blanc à l’intérieur ce qui fait qu’il est très clair.
Avec, encore cette fois-ci, un gros travail sur la sécurité
En fait, la plupart des manœuvres se font depuis le cockpit. Je n’aurai besoin d’aller sur la plage avant que pour installer les spis ou les gennakers. Le cockpit est très bien défendu et le fait d’avoir un tableau arrière ouvert permet à l’eau de s’évacuer. La zone de travail est bien protégée et bien ergonomique.
Tu as choisi de passer ces trois dernières semaines aux Sables d'Olonne...
Je l'avais déjà fait, il y a huit ans et ça ne m'avait pas mal réussi. C'est ce qui me permet de continuer à suivre les travaux de préparation. Je me voyais mal en train de donner des consignes par téléphone depuis chez moi quand mon équipe travaille. On a notre maison où je peux me ressourcer, m'isoler. C'est un mode de fonctionnement que j'ai sur toutes les grandes courses et le résultat n'est pas si mauvais...
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