Les petits bonheurs d’Alex et Brian

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Le dimanche 02 novembre 2008 à 18:46
© Jean-Marie Liot / DPPI / Vendée Globe

A un petit « p » près, ils seraient homonymes. Mais leurs cousinages ne se limitent pas à leur seul nom de famille. Alex Thomson et Brian Thompson ont, à une semaine du départ du Vendée Globe, toutes les raisons de croire à leur bonheur. Pour l’un, le simple fait de pouvoir naviguer à nouveau suffit, quand l’autre a eu droit à un baptême qui, s’il fut à l’eau de rose, n’en fut pas moins grandiose.

Ce n’est pas encore gagné mais l’équipe d’Hugo Boss a déjà remporté un sacré pari : celui de remettre à l’eau le coursier noir d’Alex, en à peine plus d’une semaine et d’avoir encore l’espoir d’être présent sur la ligne de départ. Il reste qu’à moins de sept jours de l’échéance, le chantier est loin d’être terminé : car si le plan Finot-Conq navigue à nouveau, il faut maintenant refondre l’ensemble des emménagements intérieurs, embarquer tout le matériel, remettre le voilier en configuration course… Autant dire que pour Alex, l’adage qui dit qu’être sur la ligne est déjà une victoire, est plus que jamais d’actualité.

Pour Brian Thompson, cette journée du dimanche 2 novembre était aussi exceptionnelle. Bahrain Team Pindar était baptisé en grande pompe en présence de son Excellence le Ministre du travail de Bahreïn, le Dr. Majeed Bin Muhsin Al Alawi, d’Andrew Pindar, Président de Pindar Group et de Ian Williams, champion du monde en titre de match-racing. Pour cette cérémonie, pas de champagne mais une aspersion d’eau de rose toute symbolique de l’élégance et du raffinement de l’Orient.

Enfin, pour beaucoup de navigateurs ce dimanche était une ultime journée de break en famille avant de plonger dans le grand bain médiatique qui les attend jusqu’au départ. De conférences de presse en rencontres avec les partenaires, d’interviews en signatures de poster, ce sont six jours de sollicitations majeures qui les attendent avant de rentrer en solitude… La transition risque d’être brutale même si plusieurs navigateurs piaffent d’impatience de se retrouver face à eux-mêmes.