Dick en qualif...

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Le 31 mai 2007
Paprec Virbac © DPPI / Vendée Globe
Depuis le 22 avril 2007, Jean-Pierre Dick et Paprec-Virbac ont quitté la Nouvelle-Zélande, direction la France. Après une traversée de l´Océan Pacifique sans encombre pendant laquelle le skipper niçois a pu découvrir son nouveau monocoque de 60 pieds, ils ont passé la semaine dernière le Canal de Panama. Paprec-Virbac va désormais enchaîner les qualifications sur l´Atlantique, notamment pour le Vendée Globe 2008.
Depuis que les portes du canal de Panama se sont refermées sur Paprec-Virbac samedi dernier, Jean-Pierre Dick et Damian Foxall ont mis le cap vers Halifax au Canada, distante d´environ 2200 milles. Le skipper repartira ensuite en solitaire direction Lorient, avec 2500 milles devant l´étrave, pour effectuer sa qualification pour le Vendée Globe. Paprec-Virbac devrait donc toucher le sol français vers le 20 juin après un périple de plus de 11 200 milles (20 742 km) soit un demi-tour du Monde. Premières impressions de la part du skipper du nouveau Paprec-Virbac.

Comment trouves-tu ton nouveau bateau après la traversée de l´Océan Pacifique ?
Jean-Pierre Dick. "Le bateau est vraiment sain. Il n´y a pas de surprises. Il y a un gain de puissance entre les deux générations. Grâce aux trim tabs (volets réglables sous la coque), l´étrave ne pique pas dans les vagues. Cette innovation majeure a l´air vraiment intéressante à certaines allures. On voulait aussi un bateau ergonomique et c´est réussi : les manoeuvres passent bien, il est agréable à vivre à l´intérieur comme à l´extérieur grâce notamment aux sliders (roof coulissant qui protège des embruns)."

Quel premier bilan peux-tu tirer de cette traversée ?
JPD. "Il est positif même si on a cassé quelques pièces. C´est d´ailleurs ce que l´on est venu chercher. Le plus important est de gommer les petites imperfections de ce nouveau prototype en naviguant le plus possible. Parmi les bateaux de la nouvelle génération, Paprec-Virbac est certainement celui avec le plus de milles au compteur.

Comment se passe ce début de qualification ?
JPD. "On a eu un gros problème technique hier : le moteur ne démarrait plus mais on s´est très bien sortis de la crise ! On s´est relayés à la barre toute la nuit. J´ai repris les bonnes veilles habitudes du Vendée Globe : j´ai chanté à la barre ! Ce matin, en croisant au large de Guantanamo (Cuba), Damian a trouvé le problème et tout est rentré dans l´ordre. Heureusement car on ne voulait pas s´arrêter là ! On n´a pas perdu un mètre dans l´histoire. On forme une belle équipe. Damian est là depuis la mise à l´eau de Paprec-Virbac et il apporte beaucoup au projet. C´est un excellent co-skipper."