Le Golfe de Castagne
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Le lundi 10 novembre 2008 à 10:58Fidèle à sa réputation sulfureuse, le Golfe de Gascogne. On connaît ses colères régulières, mais on oublie aussi parfois qu’il est le terrain de travail de très nombreux bateaux de pêche, qu’il est en bordure immédiate des grandes routes maritimes. Les deux Suisses du Vendée Globe en ont été les premières victimes, mais au vu des prévisions météorologiques des prochaines heures, l’ogre risque bien de ne pas s’en contenter.
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Ils vont s’en souvenir de leurs premiers jours de course, les navigateurs du Vendée Globe. Depuis le départ, le vent ne cesse de monter en puissance et devrait atteindre en fin de journée 35 à 45 nœuds avec rafales à 55. Par ailleurs la mer ne cesse de grossir puisque les creux devraient atteindre 6 à 7 mètres. On imagine bien la situation des skippers après 24 heures de mer : à peine le temps de s’amariner qu’il faut déjà accepter de vivre dans un univers à 45° d’angle ou chaque mouvement est un effort. Les monocoques IMOCA 60’, conçus avant tout pour la glisse, ne sont pas tendres avec leurs marins dès lors qu’il s’agit de remonter contre le vent. Définitivement, le bonheur n’est pas dans le près… Dans l’humidité permanente, les chocs de l’étrave contre les vagues, avec de surcroit cette petite boule au ventre liée à l’angoisse de savoir si le gréement va résister à un tel traitement, les navigateurs font le gros dos.
Il en est pourtant qui n’oublient pas qu’ils sont en course. Ainsi Marc Guillemot, le skipper de Safran a pris la mesure de la flotte par deux contre-bords astucieux sur la route. Depuis le départ, Richard Silvani de Météo France ne cesse de le répéter : le grand bénéficiaire de ces premières heures sera celui qui aura réussi à se caler au mieux dans le sud-ouest. Au classement de onze heures, Marc Guillemot possédait 9,5 milles d’avance sur une bande de furieux lancés à sa poursuite.
D’autres n’avaient pas cette chance. Dominique Wavre à bord de Téménos 2 était reparti à la poursuite de la flotte aux alentours de 22 heures. Son escale forcée aux Sables d’Olonne risque de lui coûter très cher… Quand la tête de flotte pourra sortir des pièges du Golfe de Gascogne et ouvrir le plan de voilure, il risque d’être retardé par des vents faibles. Bernard Stamm quant à lui peut maudire le sort. Jamais, il n’avait été aussi bien préparé que cette année et son Cheminées Poujoulat pouvait prétendre légitimement à une place d’honneur. Sa collision avec un chalutier non identifié à moins de 100 milles des Sables d’Olonne risque de provoquer un débours d’heure qu’il sera difficile de combler. Mais traditions culturelles obligent, on sait que le marin suisse a l’habitude de gravir des montagnes autrement plus escarpées.
PFB
Infos précédentes :
- 10/11/08 à 10:58 : Le Golfe de Castagne
- 10/11/08 à 05:56 : Les deux navigateurs Suisse de retour aux Sables
- 09/11/08 à 21:03 : Cap à l’ouest en rang serré
- 09/11/08 à 17:53 : En route pour la grande giration
- 09/11/08 à 13:09 : Face à la mer…
- 09/11/08 à 07:14 : Branle-bas !
- 08/11/08 à 16:25 : Suivre le départ
- 08/11/08 à 14:54 : Dernier briefing avant départ
- 08/11/08 à 11:37 : L’accélération du temps
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