Veolia Environnement ouvre la route du sud

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Le mardi 11 novembre 2008 à 20:04
© Benoit Stichelbaut / Veolia Environnement

Pas fâchés d’en avoir fini avec le gros temps, les rescapés du Vendée Globe. A compter la longue liste des éclopés, ceux qui ont pu passer sans encombre savent bien qu’au-delà de la légitime satisfaction de s’en sortir sans grands dommages, il aura fallu un zeste de chance pour passer à travers les chausse-trappes de ce coup de vent qui aRo balayé le golfe de Gascogne.

Marc Thiercelin, le skipper de DCNS, pouvait lui aussi légitimement penser qu’il avait fait le plus dur. Malgré une préparation qu’il qualifiait lui-même de tardive, comparée à d’autres, le navigateur rochelais avait su négocier la violente bascule du vent au Nord-Ouest. Alors que le plus dur était passé, DCNS partait au surf dans une vague et plantait son étrave. Le bateau se couchait brutalement et le mât ne résistait pas à un tel traitement… L’espar cassé en plusieurs morceaux, le pont endommagé, Marc Thiercelin ne pouvait que constater les dégâts et se résoudre au pire, à savoir faire route sur le port de La Corogne. Il rejoint ainsi les rangs de ceux qui ont vu leurs espoirs balayés en l’espace de quelques secondes. La détresse d’un Kito de Pavant (Groupe Bel) ou d’un Yannick Bestaven (Aquarelle.com) en disent parfois plus que de longs discours.

 

Sur un air d’accordéon ?


En tête de course, la bagarre fait rage entre les duettistes des plans Farr, Loïck Peyron sur Gitana Eighty et Jean-Pierre Dick à bord de Paprec-Virbac 2 d’une part, et Roland Jourdain d’autre part, particulièrement motivé à la barre de son Veolia Environnement refondu par la grâce de la patte de l’architecte Juan Kouyoumdjian. En ayant gagné un surcroit de puissance, son bateau a tenu la dragée haute aux derniers-nés des tables à dessins de Bruce Farr ou du cabinet Finot-Conq. Au classement du soir Roland Jourdain avait d’ailleurs repris la tête.


Ils sont actuellement six à avoir fait un petit trou dans le golfe de Gascogne. Un avantage qui n’apparaissait toutefois pas décisif aux yeux d’un Vincent Riou (PRB) qui avouait ne s’être pas encore projeté dans une stratégie de navigation à long terme. Pour le vainqueur du Vendée Globe 2004-2005, il paraissait plus probable que le petit peloton de chasse positionné à une quarantaine de milles de la tête grignote une part du matelas constitué dans le gros temps. Au classement de vingt heures, la tête de course avait pourtant continué de creuser un écart infime sur ses poursuivants. Mais on sait qu’en matière de course à la voile, la vérité d’un jour n’est pas toujours celle du lendemain.

PFB