Le délai de Maisonneuve

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Le mercredi 12 novembre 2008 à 15:46
© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée Globe

Avec des fissures importantes sur le pont, Jean-Baptiste Dejeanty reste encore incertain quant à la possibilité d’un nouveau départ, non seulement à cause du délai nécessaire pour effectuer une réparation solide, mais aussi pour des raisons de sécurité. Le solitaire exprime très franchement son dilemme.

« En soi, ce chantier ne présente aucune complication technique. Le problème, c’est le temps que prendra la réparation. Sur ce type d’intervention, il faut respecter des processus de collages successifs. Il faut être au sec et de préférence au chaud. Facile dans un chantier normal, plus difficile dans un port, sous des bâches. Il faudrait augmenter le thermostat sur Port Olona ! Aujourd’hui, je n’ai qu’une envie, c’est de repartir. Je suis déçu, un peu dégoûté même, parce que tout allait bien au moment de l’incident.


Le problème, c’est qu’en partant dix jours après les autres, non seulement on ne fait plus du tout la même course sur le plan sportif, mais surtout on s’engage pour aller naviguer dans le grand Sud à l’écart de la flotte, beaucoup plus isolé dans ces conditions hostiles. Ça pose un vrai problème en terme de sécurité. Nous y verrons beaucoup plus clair vendredi et une décision sera sans doute prise ce jour-là.
»


Dès son arrivée aux Sables d’Olonne vers 1h00 ce mercredi, Maisonneuve est venu s’amarrer au ponton du Vendée Globe. Immédiatement, une équipe technique de sept personnes a aménagé un chantier bâché sur le bateau, et entamé un travail de découpe sur les zones fissurées au milieu du monocoque, pour évaluer précisément l’étendue des dégâts. Toute la fin de nuit, l’équipe a travaillé avec Jean-Baptiste, qui participait à ces premières opérations. Dans la matinée de ce mercredi, un ingénieur en composites est venu renforcer l’équipe qui va s’étoffer encore dans l’après-midi d’un expert maritime venu de Brest.