Avarie de gréement sur Delta Dore

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Le dimanche 23 novembre 2008 à 10:23
© Benoit Stichelbaut / Algimouss

Jérémie Beyou se détourne depuis 9h00 ce matin vers le Brésil, probablement Recife, afin de trouver un mouillage et d’expertiser son avarie de gréement tribord (barres de flèche sous le vent). Le skipper de Delta Dore n’abandonne pas et espère pouvoir réparer par lui-même cette avarie.

C’est à 9h12 dimanche matin que Jérémie Beyou a téléphoné à la Direction de Course pour lui faire part de son avarie. Au lever du jour, vers 8h30 (HF), il a constaté que son gréement sous le vent (sur tribord) n’était plus solidaire du mât, l’empêchant de virer de bord ou d’empanner. Les deux barres de flèche du haut pendouillent, retenues par le gréement dormant. Le skipper n’est pas en danger et fait route à allure réduite vers la terre la plus proche, le Brésil. Il se dirige actuellement vers la ville de Recife distante de 430 milles (cap au 240°) qu’il pourrait atteindre en 2 à 3 jours de navigation.

 

"J'étais à l'intérieur du bateau et j'ai entendu du bruit. Je suis sorti et j'ai vu une barre de flèche pendre sous le vent avec le gréement mou. J'ai arrêté le bateau. Je dois sécuriser le mât au maximum en abattant et en soulageant la voilure. Je suis actuellement au vent arrière." A déclaré Jérémie à son équipe technique.

 

Il n’y a pas eu de choc pouvant expliquer cette avarie. Seules les secousses répétées dans une mer formée semblent à l’origine de cette désolidarisation du gréement avec le mât. Le règlement du Vendée Globe n’autorise l’assistance extérieure qu’au port de départ, Les Sables d’Olonne. Ensuite, chaque concurrent doit réparer par lui-même sans faire escale s’il veut rester en course. Jérémie Beyou ne peut donc pas s’amarrer dans un port, mais peut mouiller à l’abri d’une côte. Ce qu’avait réalisé Yves Parlier lors du Vendée Globe 2000-2001 en réparant seul son mât dans un mouillage d’une île néo-zélandaise.

 

LLB