La révision des 5000
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Le samedi 29 novembre 2008 à 08:47Si les leaders ont parcouru depuis le départ des Sables d’Olonne le dimanche 9 novembre à 13h02, 4 750 milles par rapport à l’arrivée, ils ont en fait cumulé beaucoup plus de milles car ils se sont sensiblement éloignés de la route directe théorique. Petit point à l’orée d’un virage dans les Quarantièmes…
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Pas toujours facile de se repérer sur une course océanique, car a contrario d’une compétition automobile ou cycliste, le chemin pour aller d’un point à un autre peut emprunter bien des voies. Pas de route obligatoire puisqu’il faut composer avec le vent et donc parfois s’éloigner sensiblement du but, comme c’est le cas ces jours derniers pour contourner l’anticyclone de Sainte Hélène. Le parcours théorique de ce sixième Vendée Globe fait ainsi 24 275 milles, mais aucun des vainqueurs précédents n’a pu respecter ce tracé, même lorsque le tour de l’Antarctique était totalement libre (pas de portes des glaces) en 1989 : Titouan Lamazou avait ainsi accumulé 25 485 milles et lors de la dernière édition, Vincent Riou avait effectué 26 715 milles… Bref, les solitaires parcourent au moins 2 000 milles de plus que le tracé théorique le plus court !
Les Sables, l’équateur, Bonne Espérance
Loïck Peyron (Gitana Eighty) a été le premier à franchir l’équateur après 12 jours et 9 heures de mer, soit un « retard » par rapport au temps de référence établi quatre ans plus tôt par Jean Le Cam, de 46 heures. Mais reparti avec un peu plus d’une semaine de retard, c’est Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve) qui a mis le moins de temps pour rallier l’hémisphère Sud : 11 jours 13 heures… Et en ce début de week-end, si Sébastien Josse (BT) a diminué son trajet pour rallier les Sables d’Olonne de 4 750 milles, il a en fait parcouru sur l’eau plus de 5 500 milles ! Et il se trouve à encore 2 200 milles du cap de Bonne Espérance ce samedi matin… Une longitude qu’il ne devrait pas atteindre avant vendredi prochain, soit après 26 jours de mer. Et donc environ deux jours de plus que le temps établi quatre ans plus tôt par Vincent Riou en 24j 02h…
On a donc l’impression que les vitesses moyennes sont finalement assez semblables à celles de 2004… En fait pas du tout, car les solitaires de cette sixième édition du Vendée Globe parcourent beaucoup plus de milles ! Et c’est à une moyenne sur l’eau proche de 11,5 nœuds que les leaders ont déjà traversé l’Atlantique de part en part. Pas mal, après une dépression dans le golfe de Gascogne, un net ralentissement après l’archipel du Cap-Vert et une descente de plus d’une semaine au près dans les alizés de Sud-Est…
Les « revenants » des Sables
Qu'en est-il des solitaires qui ont dû revenir aux Sables d’Olonne et ont donc perdu des dizaines, voir des centaines de milles sur les leaders. Vingt jours après le départ du 9 novembre, seuls Michel Desjoyeaux (Foncia), Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) et Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve) ont pu récupérer une partie de leur retard : le premier a grappillé 80 milles (sur 360 milles) en dix-neuf jours, le second a gagné cent milles (sur 950 milles) en dix-sept jours et le troisième a récupéré 500 milles (sur 2 000 milles) en treize jours. A contrario, Dominique Wavre (Temenos II) était reparti avec 60 milles d’écart et en a ce samedi, près de 200 milles sur le premier tandis que le Canadien Derek Hatfield (Algimouss-Spirit of Canada) a perdu près de 300 milles (en plus des 1 200 milles lors de son deuxième départ) en seize jours... Comme quoi les conditions de navigation peuvent radicalement changer en créant des écarts conséquents en quelques heures !
L’avenir s’annonce plus rose pour certains de ces « revenants » des Sables car en se repositionnant sur Sainte-Hélène, l’anticyclone va permettre à quelques « retardataires » de combler une partie de leur déficit en milles : non seulement ils auront moins de chemin à parcourir pour atteindre le cap de Bonne Espérance, mais en plus ils vont bénéficier de conditions météorologiques plus favorables, surtout pour ceux en arrière de la flotte ! Il est ainsi tout à fait envisageable que Bernard Stamm ne concède plus qu’une journée de retard sur les leaders à l’entrée de l’océan Indien et que Jean-Baptiste Dejeanty en soit à moins de 1 000 milles en abordant les Quarantièmes ! Un super bonus pour ces concurrents qui ont eu leur lot de problèmes…
DBo.
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- 29/11/08 à 08:47 : La révision des 5000
- 29/11/08 à 06:11 : La mêlée du Sud
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