Tandem

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Le dimanche 30 novembre 2008 à 11:24
© JEAN MARIE LIOT / DPPI / Vendée Globe

Le duo Sébastien Josse et Loïck Peyron est en train de faire le break ! Ayant réussi à se glisser les premiers sous l’anticyclone de Sainte-Hélène, ils peuvent faire route vers l’Est, même si les deux solitaires sont en train de jouer au chat et à la souris en enchaînant les empannages…  

Le grand perdant de ce dimanche est bien Jean Le Cam (VM Matériaux) : coincé trop près des hautes pressions, il a peiné à s’extraire des calmes qui lui ont coûté 80 milles en 24 heures ! Et par devant, le tandem Josse-Peyron pédale sec : quarante milles de gain sur le groupe des chasseurs leur permet de mieux composer avec une brise encore modérée de secteur Nord-Ouest qui les oblige toutefois à se recaler à chaque bascule, pour gagner dans le Sud. Car les vents faibles ne sont pas très loin dans leur Nord : à trop vouloir faire du VMG vers la porte des glaces, le risque est grand de se faire enferrer dans une métastase de l’anticyclone…

 

Dispersion radicale

Les trajectoires de ces dernières heures démontrent que le vent n’est pas encore bien établi sur tout le plan d’eau, du moins dans la partie Sud de l’Atlantique : Samantha Davies (Roxy) est ainsi contrainte de prolonger un bord vers le Sud-Ouest, quasiment à 90° de la route normale, pour éviter les calmes… Dominique Wavre (Temenos II), Marc Guillemot (Safran) et Mike Golding (Ecover 3) ont aussi choisi de piquer vers le Sud pour ne pas buter dans des vents faibles. Et juste derrière le duo de tête, les quatre poursuivants ne voient pas les choses de la même façon, certainement aussi parce que la brise n’est pas encore totalement établie. Ainsi Yann Eliès (Generali) plonge, Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) semble bénéficier d’un bon couloir de vent puisqu’il est le plus rapide de toute la flotte sur la dernière heure, Vincent Riou (PRB) et Armel Le Cléac’h (Brit Air) ne se lâchent pas d’une étrave en naviguant côte à côte !

 

Quant à Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), il est en approche de l’île de Trindade qu’il devrait atteindre en début d’après-midi pour s’abriter afin de réparer sa drisse de grand voile. Et pour tous ceux qui n’ont pas encore atteint le 30° Sud, le déplacement de l’anticyclone vers l’Est leur permet enfin d’arrondir les angles en incurvant leur route vers la porte des glaces atlantique, située à 1 800 milles des étraves de Rich Wilson (Great American III) et à plus de 2 500 milles de celles de Derek Hatfield (Algimouss-Spirit of Canada) et de Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve)…

 

DBo.