Bataille d’empannages

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Le lundi 01 décembre 2008 à 11:01
© Mark Lloyd / DPPI / Vendée Globe

Les Quarantièmes ne sont pas encore rugissants. Aux allures portantes, les navigateurs peinent encore à tirer le meilleur parti de leur machine. Dès lors la tentation est grande de plonger un peu plus au sud pour récupérer un flux plus puissant. C’est le grand jeu du chat et de la souris pour les navigateurs qui doivent composer avec les variations d’angle et la pression du vent… Sébastien Josse (BT) tient toujours la corde positionné à 26,4 milles devant l’étrave de Loïck Peyron (Gitana Eighty). Yann Elies (Generali) complète le podium à 47,7 milles.

C’est un petit jeu épuisant pour les nerfs. A guetter les oscillations du vent, les navigateurs doivent de plus faire trotter leurs méninges, surveiller leur cap et veiller à ne pas retomber dans piège de l’anticyclone de Sainte-Hélène. Pour les solitaires, c’est un instant sous haute tension : le cap bâbord amure offre une vitesse de rapprochement correcte vers la première porte des glaces, tandis que la route en tribord amure (avec le vent qui vient de la droite du bateau) éloigne de la route directe mais se trouve beaucoup plus intéressante : plus on descend vers le sud, plus la pression du vent est forte et plus on accélère.

 

Premier front perturbé


Pour l’heure, un petit front plutôt actif se dirige vers la flotte des quinze premiers solitaires. Il devrait rattraper la flotte et propulser dans un premier temps les « retardataires » avant de rejoindre les hommes de tête. Le vent devrait donc progressivement s’orienter au nord-ouest et permettre aux solitaires de faire route directe vers la porte des glaces. C’est le premier d’une longue série qui devrait accompagner les navigateurs jusqu’au Cap Horn si la logique des choses est respectée.

Plus à l’arrière, Dee Caffari (Aviva) et Arnaud Boissières (Akena vérandas) sont actuellement englués dans une dorsale qui prolonge l’anticyclone de Sainte-Hélène. Mais cette situation ne devrait pas durer longtemps : d’ici quelques heures, les deux navigateurs devraient repartir et mettre tout de suite le clignotant à gauche pour rejoindre la pointe de l’Afrique du Sud. Une situation qui risque d’être encore plus favorables pour leurs poursuivants : l’anticyclone de Sainte-Hélène se repositionne sur sa place normale et devrait permettre aux derniers solitaires de faire quasiment une route directe sur le Cap de Bonne espérance. Pour une fois, les conditions météorologiques donnent un sursis aux attardés. Ils ne devraient certainement pas s’en plaindre.
 

PFB