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Ce qu’ils ont dit pendant le Live…

Photo salon 13 décembre

Louis Burton (FRA, Bureau Vallée)
(S’adressant à François Gabart) François, on est très impressionné par la course que tu fais. Tu confirmes l’adage que j’aime beaucoup : « La valeur n’attend pas le nombre des années ». Tu fais une course magnifique.

(Au sujet de son abandon) En ce qui concerne ma collision avec un chalutier, on a des appareillages qui normalement permettent d’éviter ce genre de choses. Il ne faut pas croire que la mer est propre. Il y a des bateaux qui travaillent (ndlr : des pêcheurs) et je ne leur en veux pas du tout pour ça, j’ai beaucoup de respect pour eux. Ils travaillent dur. Par contre, il y a aussi des bouées, des balises ou ce genre de choses qui traînent. Il faudrait agir pour arrêter de pourrir la mer. Il y a autour du projet, une foule de partenaires qui sait que ce genre de choses peut arriver. Aujourd’hui, je le dis, j’ai envie d’être là dans quatre ans et j’y serai sûrement avec Bureau Vallée.

J’étais hier (mercredi) avec Emmanuel Petit (ndlr : footballeur champion du monde en 1998) qui pensait qu’on était tous barjots. Je lui ai expliqué qu’on l’était forcément un petit peu mais qu’en termes d’adrénaline, les footeux, ce n’est pas mal non plus.

Alexandre Delpérier (journaliste et animateur)
(S’adressant à François Gabart) François, je suis quelqu’un qui a un profond respect et une profonde admiration pour les gars comme toi. C’est sincère. Et puis, moi qui suis un gros dormeur, je n’arrive jamais à comprendre comment vous faites pour dormir dans ces conditions. Les marins sont des hommes à part. Il faut des capacités mentales au-delà de tout ce qu’on peut trouver ailleurs pour faire ce qu’ils font. Ils sont seuls en mer. Un marin c’est un chef d’entreprise, un sportif…

(S’adressant au public du Nautic) J’espère que les enfants qui sont là se rendent compte que ces navigateurs sont à l’autre bout de la planète avec des creux impressionnants et qu’ils nous répondent tranquillement.

François Gabart (FRA, MACIF)
Ça va pas mal. L’océan Indien est assez compliqué depuis hier soir. On a une mer assez chaotique pour ne pas dire de gros mots, ce qui fait qu’on a du mal à avoir des vitesses assez élevées tout le temps.

Il y aura beaucoup de tournants dans la course mais là, c’en est un, c’est clair. La météo est très favorable pour Armel (Le Cléac’h) et moi. Mais à la porte Crozet, Armel avait pris une option différente et finalement on s’est retrouvé à 20 milles à la sortie.

Je suis évidemment content d’être devant à ce moment de la course. J’espère que la course va continuer comme ça. Je suis content du début de course, je suis très fier du travail qu’on a fait avec le bateau.

On est dans un rythme pour lequel on s’est entrainé. On n’est pas en surrégime. Je suis content de tenir ce rythme-là et j’espère le tenir le plus longtemps possible.

(Sur son sommeil) La nuit dernière je n’ai quasiment pas dormi parce que la mer était vraiment pourrie et je n’y arrivais pas. Quand je dis la nuit dernière, c’était hier entre 17 et 22 heures. Ce matin ça allait nettement mieux et j’ai réussi à dormir au moins quatre heures.

(A propos des records) J’ai un peu de mal avec les records de temps de course, dans le sens où on ne fait pas les mêmes parcours. Les portes changent la donne. C’est complètement inutile de comparer les temps de course, je ne m’intéresse pas à ça, je m’en moque. Ça n’a aucun intérêt.

Armel Le Cléac’h (FRA, Banque Populaire)
On a notre petit camarade de route (ndlr : François Gabart) pas loin devant nous. Il faut mettre du charbon pour avancer. Les moyennes sont impressionnantes. Maintenant, on s’est habitué à naviguer à 20 nœuds de moyenne alors qu’il y a encore un an ce n’était pas facile à réaliser. C’est bien d’aller à ces vitesses-là mais c’est un peu stressant aussi.

Ça va se calmer dans les heures qui viennent. Par moments il y a de bons surfs et parfois ça fait de bons plantés. Le vent est assez instable en force. Parfois il passe de 19 nœuds à 27 nœuds. A 19 nœuds on est un peu sous-toilé mais à 27 ça commence à faire juste.

Jean-Pierre Dick (FRA, Virbac-Paprec 3)
Il y a une bulle qui est juste derrière et qui progresse doucement vers moi ce qui fait que les bateaux devant ont plus de vent et moi moins. Ce qui m’embête, c’est de me faire happer par cette dorsale. L’enjeu est de fuir cette dorsale, rester devant et essayer de progresser le plus possible pour avoir une brise un peu plus soutenue après l’Australie. Ça ne va pas être facile de passer ce « waypoint » qu’est la porte ouest-Australie.

Il ne fait pas très beau même si l’anticyclone n’est pas très loin mais il y a des oiseaux qui m’accompagnent et c’est toujours vachement sympa.

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