Sur la corde raide

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Le jeudi 04 décembre 2008 à 11:11

On y est : la première dépression du grand sud et son cortège de vagues a déjà cueilli l’arrière de la flotte et devrait s’abattre sur la tête dès la fin de matinée. Pour les chiffonniers qui se bagarrent aux abords de la porte ...

Cela se resserre en tête de flotte : au classement de 11h Sébastien Josse (BT) tient toujours tête à la meute des poursuivants, mais ne possède plus que 3,5 milles d’avance sur Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), remonté comme un coucou niçois depuis plus de vingt-quatre heures. Derrière Yann Elies (Generali) pointe à moins de 6 milles. En dixième position, Michel Desjoyeaux continue d’assouvir sa boulimie de milles. Le skipper de Foncia n’est plus qu’à 153 milles de la tête de flotte.
Tout ce petit monde continue de régater au contact et l’on finit par se demander si la prédiction de Michel Desjoyeaux qui imaginait une arrivée devant les Sables d’Olonne avec des bateaux qui naviguent à vue ne devient pas chaque jour plus tangible. Le croisement de deux bateaux était un événement hors du commun quatre ans plus tôt : il devient d’une banalité désespérante. Quoique ! C’est encore un petit régal pour les concurrents de surprendre dans leur sillage, la voile d’un copain. On se cause à la VHF, on se filme, une belle manière de se faire des souvenirs pour le printemps…

 

Dans l’attente
 

Par ailleurs, chacun s’attend à prendre une vraie claque avec la première véritable dépression du grand sud. Le vent d’ouest à nord-ouest devrait monter de 30 à 40 nœuds avec des rafales attendues de 50 à 60 nœuds. Comme des boxeurs en salle d’échauffement, les navigateurs se mentalisent le combat à venir, préparent leur matériel. C’est l’heure où l’on attend avec un peu d’impatience de rentrer dans le vif du sujet, car le pire dans le mauvais temps, c’est l’attente… Tant que l’on ne sait pas à quelle sauce où l’on va être mangé, il est difficile de naviguer libéré.
Unai Bazurko (Pakeia Bizkaia), quant à lui, n’a pas pris de décision pour la suite. Seule conséquence immédiate, la Basque se déroute vers le nord-est pour trouver des vents plus faibles qui lui permettront d’évaluer les dégâts et d’envisager une éventuelle réparation.

PFB