Golding démâte, Dejeanty se déroute

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Le mardi 16 décembre 2008 à 11:11
© JEAN MARIE LIOT / DPPI / Vendée Globe

Ce matin, à 06h47 GMT, la direction de course a été prévenue par l’équipe d’Ecover que le bateau de Mike Golding venait de démâter. Le marin britannique est sain et sauf, il fait route vers l’Australie, à plus de 1000 milles dans son nord-est. Par ailleurs, Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve) a fait part à la direction de course de sa décision de rallier l’Afrique du Sud.

Joint par son équipe, Mike Golding revient sur l’incident, survenu alors qu’il avait pris les commandes de la flotte cette nuit, avec 30 milles d’avance sur Paprec-Virbac 2 : “J’étais sur le pont quand un grain est arrivé, avec 55 noeuds de vent. J’étais depuis 2 heures sous grand-voile 2 ris et reacher. Toute la nuit, nous avons eu 45 nœuds, j’étais alors 2 ris et sous trinquette avant de changer de configuration de voile tôt ce matin. En fait, c’est comme si c’était passé de la tempête à l’ouragan et le mât n’a pas apprécié du tout. J’étais en train de mettre ma veste de ciré quand le bateau est parti au lof. J’ai entendu un grand « bang » et immédiatement, je me suis précipité à l’intérieur en attendant que le bruit cesse. Tout le gréement était par terre, il ne restait pas un seul morceau. Quand tout s’est arrêté, je suis sorti, le mât était en travers du pont. J’ai commencé à couper le gréement. Il y a quelques dégâts superficiels sur le bateau, mais rien de dramatique. Maintenant, il faut que je prépare un gréement de fortune, mais il ne me reste pas grand-chose. Je suis à environ 1500 milles de Perth et d’Adélaïde. J’ai réussi à sauver la bôme, mais j’ai perdu toutes mes voiles, excepté mon tourmentin. Quoi que je fasse, je ne pourrais naviguer qu’au largue. Pas au près, ni au vent arrière. Je suis dégoûté, mais il n’y a pas grand-chose à faire. »

Jean-Baptiste Dejeanty a annoncé ce matin qu’il se déroutait vers l'Afrique du Sud. Impossible pour lui de continuer dans des conditions de sécurité minimales. Outre les pannes et dysfonctionnements de ses pilotes automatiques, le skipper déplore une usure prématurée de ses drisses, dans le mât. " Persister à courir serait déraisonnable au niveau sécurité et au regard des mers qu'il reste à parcourir", explique le skipper de Maisonneuve. Il se dirige à vitesse réduite sur Port-Elisabeth (Afrique du Sud), qu'il espère rallier d'ici 8 à 10 jours.


L’Océan Indien se montre, une fois de plus, impitoyable. Après Dominique Wavre (Temenos 2), Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), Loïck Peyron (Gitana Eighty) il fait deux nouvelles victimes…