Ambiance grand froid

Articles

Le mercredi 31 décembre 2008 à 11:28
© Jacques Vapillon / DPPI / Vendée Globe

Tous les concurrents ne sont pas logés à la même enseigne. Au sud de la Tasmanie, Jonny Malbon et Rich Wilson vont connaître leurs heures les plus froides avec une tempête de neige et de grêle prévue aujourd’hui.  

 Si le duo de tête, séparé d’une centaine de milles, profite toujours d’un vent de nord-ouest de 25-30 nœuds pour filer bon train, ses poursuivants subissent toujours des vents soutenus à 35-40 nœuds avec rafales à 45. C’est le cas notamment de Jean Le Cam, Armel Le Cléac’h et Vincent Riou qui fonçaient entre 18 et 20 nœuds de moyenne ce matin. Mais ce vent plus orienté ouest les a obligé à rallonger la route vers le sud pour conserver une bonne vitesse. Devant Michel Desjoyeaux pensait franchir la dernière porte aux alentours de midi et abattre ensuite vers le Cap Horn, même s’il prévoit une descente en « zigzag dans un corridor étroit entre le Chili et la zone des glaces » !

 

Au sud de la Nouvelle-Zélande, la galère continue pour Steve White qui souffre toujours d’un vit-de-mulet cassé et doit en plus faire face maintenant avec des vents contraires et des problèmes de pilote automatique. Derrière lui, son compatriote Jonny Malbon et l’Américain Rich Wilson vont connaître leur première neige avec un fort vent de sud venant directement de l’Antarctique. Un froid polaire qui ne va pas faciliter la vie à bord d’un monocoque déjà aux prises avec les dépressions des Quarantièmes rugissants.

 

Peyron dans l’avion, Stamm à la Réunion
A peine arrivé à Fremantle à 1h45 (HF) ce matin, Loïck Peyron n’a pas traîné sur place et a embarqué dans le premier avion vers l’Europe. Après un détour par l’île d’Amsterdam avec le navire des TAAF, le Marion Dufresne, Bernard Stamm a débarqué hier matin à La Réunion avec son monocoque. Sébastien Josse, qui a abandonné lundi suite à son avarie de safran, était ce matin à 1000 milles d’Auckland et le Canadien Derek Hatfield doit encore parcourir 600 milles avant d’être en sécurité à Hobart avec son gréement fragilisé.

 

L.L.B.