Le dernier quart du Pacifique Sud s’annonce franchement musclé pour le cinq de devant. Des vents de 45 nœuds, rafales jusqu’à 65, sont attendus à partir d’aujourd’hui à l’ouest du Cap Horn, avec des creux de 7 à 9 mètres. Les premiers vont encaisser la plus forte tempête de ce Vendée Globe.
Depuis l’entrée dans les mers du sud, cette 6e édition du Vendée Globe a renoué avec les tempêtes australes. Les coups de vent successifs et la mer déchaînée ont mis à mal la flotte de ce Vendée Globe. Pour les cinq premiers, cette dernière tempête sera la plus violente qu’ils aient vécue cette année. Ne pas casser, faire le dos rond, sera le maître mot du quinté de tête pendant les prochaines 24 heures. La course va être mise entre parenthèses pour ressortir indemne de ces mers du sud particulièrement hostiles cette année.
Pour le reste de la flotte, de Sam Davies, 6e à 2041 milles, à Raphaël Dinelli, 15e à 5605 milles du premier, la météo s’annonce nettement plus maniable. Des conditions qui vont permettre d’avaler les milles à hautes vitesses. Sam et Marc Guillemot franchissent actuellement la porte Pacifique Ouest, tandis que Dee Caffari et Arnaud Boissières ont laissé dans leur sillage la porte de Nouvelle-Zélande. Entre ces deux duos, Brian Thompson est un peu isolé, tout comme son compatriote Steve White, 11e, au sud-est de la Nouvelle-Zélande. Jonny Malbon et l’Américain Rich Wilson se suivent à l’approche des îles Auckland, à l’instar de Nobert Sedlacek et Raphaël Dinelli, au sud de l’Australie.
L.L.B.