Vite aujourd’hui pour préserver demain
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Le samedi 03 janvier 2009 à 10:50Comme prévu, le mauvais temps annoncé sur l’approche du Cap Horn est là. Un flux de nord-ouest très puissant accompagne les premiers, mais surtout la mer devient de plus en plus difficile à négocier. Des creux de 7 à 9 mètres et un début de phénomène de résonnance de la houle du fait des côtes du Chili provoquent une mer particulièrement difficile à négocier. Une seule solution : faire le dos rond… sans oublier d’avancer malgré tout.
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Ce n’est pas dans le grand mauvais temps que les navigateurs atteignent leurs plus belles vitesses. Pour preuve, c’est bien Sam Davies qui enregistre actuellement les meilleures moyennes : la navigatrice britannique bénéficie en effet de conditions idéales. Par 25 à 30 nœuds de vent et une mer bien ordonnée, elle peut donner toute la puissance de son Roxy qui allonge ainsi la foulée. En revanche, les hommes de tête doivent veiller à préserver avant tout leur matériel : trouver le bon compromis entre une vitesse nécessaire pour ne pas se faire capeler par une déferlante venant de l’arrière et la nécessité de ne pas forcer la machine ni lui imposer des sauts de vagues intempestifs.
Pour la tête de course, il est important de continuer de cravacher car c’est après le Horn que la décision pourrait se faire. Au vu des conditions actuelles, Michel Desjoyeaux (Foncia) et Roland Jourdain (Veolia Environnement) pourraient bénéficier de conditions favorables pour entamer leur remontée vers le nord. Ce sera déjà un petit peu plus limité pour Jean Le Cam (VM Matériaux) qui devra s’arracher pour rester dans le même flux. Malheureusement pour eux, il se pourrait que la porte se referme avant l’arrivée de Vincent Riou (PRB) et Armel Le Cléac’h (Brit Air). Néanmoins, il reste encore plus de trois jours pour l’arrivée de ces deux concurrents et les systèmes évoluent rapidement dans les quarantièmes.
Pour leurs poursuivants, c’est un nouveau système perturbé qui risque de les accompagner jusqu’au Cap Horn. De Sam Davies à Arnaud Boissières (Akena Vérandas), l’ensemble de la flotte pourrait bénéficier d’un régime comparable pour arriver à la dernière marque de parcours avant les Sables d’Olonne. Pour le reste de la flotte, il n’est pas encore temps de penser à la sortie. Le nombre de milles qui restent à négocier rendraient vaines toutes les supputations sur le passage du Cap Dur, comme avaient coutume de l’appeler certains cap-horniers d’antan.
PFB
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- 03/01/09 à 10:50 : Vite aujourd’hui pour préserver demain
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