Premier de cordée
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Le lundi 05 janvier 2009 à 11:12Pour l’ascension de l’Atlantique, Michel Desjoyeaux est désormais l’ouvreur d’un parcours de 7 000 milles bourré de pièges. Attendu vers midi au passage du cap Horn, son poursuivant direct Roland Jourdain, devrait gagner un peu de terrain ces prochaines heures mais l’incertitude règne sur la météo à venir le long des côtes argentines…
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Deux heures et cinq minutes de moins qu’en 2004 : Michel Desjoyeaux (Foncia) a en fait navigué depuis le départ donné le 9 novembre 2008 à 13h02, à 13,12 nœuds de moyenne par rapport à l’orthodromie (route directe théorique). Un gain de près de 0,8 nœuds puisque Jean Le Cam en 2004 avait parcouru 1 160 milles théoriques en moins en 56j 17h 13’, indiquant bien que le rythme de course et le potentiel des duos skipper-bateau a sensiblement grimpé… Reste que rien n’est encore acquis avec un Atlantique entier à traverser du Sud au Nord et des conditions météorologiques pas clairement calées. Déjà le leader a dû faire face à des brises nettement plus molles une fois le cap Horn paré car le long des reliefs patagons, le vent est dévié et ralenti. Conséquence au pointage de 11h00, le leader progressait sous le soleil à six noeuds de moyenne, tandis son compère Bilou continuait à marcher à 13,5 nœuds, de quoi grappiller quelques longueurs du moins temporairement. Quant à savoir si Michel passera ou non par l’étroit détroit de Le Maire (16 milles de large) entre la pointe chilienne et l’île des États, il faudra attendre la cartographie du prochain classement de 16 heures. Il devrait alors retoucher une brise plus établie après le cap San Diego, d’une vingtaine de nœuds de secteur Ouest à Nord-Ouest.
La chanson de Roland
Le skipper de Veolia Environnement peut chanter tout l’été (austral) : dans le sillage et le même système météo que son devancier, Bilou a encore de nombreuses cartes à jouer pendant la première semaine de remontée de l’Atlantique où la stratégie est loin d’être limpide. Il a déjà pu voir de près le cap Horn (ce que n’a pas pu faire son prédécesseur passé de nuit) et ne concède qu’une centaine de milles soit environ huit heures à son compère de Port la Forêt. Roland Jourdain est une nouvelle fois second au passage du Pacifique à l’Atlantique, mais n’a cette fois pas besoin de mouiller dans une crique patagonne pour réparer un rail de grand voile comme en 2001... Ce qui ne sera pas le cas de Marc Guillemot (Safran), bien décidé à s’arrêter soit après le cap Horn, soit aux Malouines pour réparer son rail de mât arraché au niveau du troisième ris.
DBo. & CEL
Infos précédentes :
- 05/01/09 à 11:12 : Premier de cordée
- 05/01/09 à 06:07 : Fin Pacifique
- 04/01/09 à 20:10 : Point nodal
- 04/01/09 à 17:50 : Du Horn à la Nouvelle-Zélande !
- 04/01/09 à 16:25 : Horn en désordre
- 04/01/09 à 11:03 : Artemis se déroute
- 04/01/09 à 06:04 : Le Cap Horn en ligne de mire
- 03/01/09 à 20:00 : Dernier empannage
- 03/01/09 à 18:31 : Derniers jours dans le Sud
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