Foncia fonce

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Le mercredi 07 janvier 2009 à 20:47
© JEAN MARIE LIOT / DPPI / Vendée Globe

« Foncia fonce », c’est l'allitération favorite du marin de Port Laf' et le titre de plusieurs de ses précédents messages envoyés à la direction de course. Avec ses 15,8 noeuds de moyenne ces dernières 24 heures, Michel Desjoyeaux qui maintient fermement les rênes du Vendée Globe depuis 22 jours, est aujourd’hui encore le plus rapide des 13 bateaux en course.

Le skipper de Foncia, au large des côtes argentines, a obliqué vers l’est et bénéficie depuis le début de la journée de 25 à 30 nœuds d’ouest-sud-ouest, soit un vent plus soutenu que son adversaire principal Roland Jourdain. A la vacation du jour, ce dernier ne cachait pas le côté parfois agaçant et frustrant de la situation. Depuis ce matin, Veolia Environnement est plus lent de 4 nœuds environ, d’où un déficit de 116,7 milles sur le leader…

Pas grand-chose cependant comparé aux 686 milles de débours affichés par Armel Le Cléac’h. Mais le bizuth du Vendée Globe qui a franchit à 12h45 la longitude du cap Horn ne fait pas grise mine, loin de là. A bord de Brit Air, Armel fait la course à son rythme et se réjouit de sa position inespérée.

Sur PRB, 5e, l’heure n’est pas à la compétition. Vincent Riou et Jean Le Cam en tandem depuis la veille, ont eux aussi doublé le cap Horn (vers 18h30 ce soir). Mais la préoccupation du moment est le débarquement de Jean et le retour en course de Vincent. Les deux marins devraient arriver demain matin à l’entrée du canal de Beagle où les attend Isabelle Autissier, dont le bateau pourrait servir à accueillir Jean. Après quoi, Vincent va s’atteler à reprendre son chemin pour boucler la boucle, selon ses voeux, aux Sables d’Olonne.

Quant à Sam Davies (Roxy) et 400 milles plus loin Marc Guillemot (Safran), ils plongent tout deux au sud pour préparer leur entrée dans l’océan Atlantique. Encore 3 à 5 jours de patience avant de laisser sur leur gauche la pointe sud-américaine vers laquelle un joli vent de nord-ouest va rapidement les pousser.

Dans leur sillage, l’accalmie a gagné une partie de la flotte. C’est le cas pour Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 200 milles de la dernière porte Pacifique, mais aussi pour les inséparables Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et Dee Caffari (Aviva). Au classement de ce soir, « Cali » avait réussi à doubler sa concurrente anglaise, mais les deux compagnons de route évoluent toujours à seulement à 4 milles l’un de l’autre.

Steve White (Toe in the Water), lui, s’est fait prendre toute la journée dans un bel anticyclone. Ces dernières 24 heures, avec 6,8 nœuds de moyenne, il est le plus lent de tous. Rich Wilson (Great American III), à la porte néo-zélandaise, bénéficie quant à lui d’un joli vent de nord-ouest de 20 à 25 nœuds.


Enfin, au sud de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande, Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) commence à doucement distancer Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) puisque 200 milles séparent désormais les deux navigateurs en queue de peloton.

Un petit mot des abandons encore en mer. Jonny Malbon (Artemis), n’est plus très loin d’Auckland, son point de destination. A 400 milles de la ville néo-zélandaise, le marin anglais progresse au près, à faible vitesse (6 à 7 nœuds). Plus que 1270 milles enfin avant que Jean Pierre Dick n’atteigne Tauranga (toujours en Nouvelle-Zélande). Le skipper niçois profite de son côté de conditions météo favorables à sa progression.

C.El