« Il me reste un peu moins de 350 milles avant le caillou, ce Cap Horn. Je l’ai passé une fois avec du soleil, une fois de nuit avec un beau ciel étoilé. Alors si je le passe de nuit, cette fois, et sans rien y voir, ce n’est pas grave. Mon dernier passage au Horn date de 1994, avec Tabarly. J’étais postier à l’époque... La fois d’avant, c’était en 1990. Le Cap Horn est toujours une récompense. Peut-être aussi la possibilité de se reposer un petit peu car je ne vous cache pas que je suis crevé. Ce matin, j’étais couché, j’ai tellement dormi que j’ai même perdu du temps. Le Sud, ça reste usant, stressant... L’arrêt au Cap Horn est exclu, il y a trop de vent. Pour éviter de perdre de temps, je vais monter jusqu’aux Malouines. Si la mer est plate, c’est bon. Si à l’abri du mont William, je n’ai ni vent ni mer, je ferai la réparation sans prendre de coffre. Si je peux me mettre sur coffre, c’est plus simple, mais il faut réussir la manœuvre. L’opération devrait durer trois heures environ. » Marc Guillemot, Safran, à la vacation de 11h.
Voir le Horn et vivre
Le 11 janvier 2009