Comme un lundi…

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Le lundi 12 janvier 2009 à 10:57
© JEAN MARIE LIOT / DPPI / Vendée Globe

C’est l’antienne des retours maussade au bureau quand on sait que la semaine va être pénible. « Comment va ? Bof, comme un lundi… » Les employés de la grande fabrique Vendée Globe devraient quasiment tous être soumis au même régime pour ce début de semaine. Tous sauf le boss qui se frise les moustaches…

Déprime et dépression. La flotte du Vendée Globe n’en a donc pas fini avec les régimes perturbés. Dernière en date, la petite dépression orageuse qui s’est formée sur le Brésil touche de plein fouet Roland Jourdain (Veolia Environnement) qui affronte actuellement des vents forts de nord-est. A la mer formée, s’ajoutent des grains pouvant monter jusqu’à 50-60 nœuds. Pas vraiment l’idéal quand il s’agit de tester une réparation de fortune et que l’on n’a pas encore pu valider totalement la solidité du travail effectué. Cette même petite dépression devrait ensuite affecter Armel le Cléac’h (Brit Air) qui sera soumis au même régime de douche écossaise. Seul Michel Desjoyeaux (Foncia) à la faveur de son petit décalage dans le nord devrait échapper aux caprices de cette petite perturbation particulièrement active. Et continuer de creuser l’écart…


Cap Horn, cap dur

Pour tous ceux qui sont dans le Pacifique et particulièrement Arnaud Boissières (Akena Vérandas), Dee Caffari (Aviva) et Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), la descente jusqu’au Horn devrait être scabreuse. Les prévisions de Météo France annoncent des vents de 45 à 50 nœuds avec rafales à 60 voire 70 nœuds et surtout des creux de 10 à 12 mètres. Des conditions particulièrement musclées qui devraient accompagner les trois solitaires jusqu’à virer l’île des Etats à la pointe orientale de la Terre de Feu. Pour ces trois-là, le Cap Horn aura parfaitement mérité son surnom.
Mais ceux qui risquent de souffrir le plus sont les deux derniers de la flotte, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Norbert Sedlacek (Nautic-Sport Kapsch). Le navigateur autrichien qui risquait d’être mangé tout cru par une dépression tropicale venant de l’Australie, ne doit actuellement son salut qu’au choix d’un cap plein sud pour rejoindre un centre anticyclonique plus calme. Raphaël, quant à lui, semblait temporiser sur la route directe… A ce régime, le retard sur la tête de course ne cesse de grandir. La barre des 7000 milles devrait être franchie d’ici la fin de semaine. Définitivement, il est plus facile d’être riche et bien portant que pauvre et malade.

PFB