"Je navigue dans des conditions qui ne sont pas faciles pour un bateau où la résine est fraiche. Il y a eu un bon coup de vent cette nuit, donc j'ai viré à l'ouest. Hier, sur tribord amure, j'ai pu vérifier que la réparation était correcte. La cloison est bloquée, ce qui n'occasionne plus de bruit. Pour affronter les 45 nœuds de vent et une mer bien agitée, j'ai été prudent, j'ai joué 3 ris, rien devant. Il n'en reste pas moins que ça tape beaucoup. Comme avant on naviguait au portant, les efforts ne sont pas les mêmes. Je regarde ce que ça donne au près. Si je toile un peu plus, ça tapera plus fort. Les grains se font moins nombreux, mais ça souffle quand même à 30 nœuds. Hier, je me suis montré une véritable fée du logis. Vu que je n'arrivais pas à dormir, j'ai fait le ménage à grandes eaux, pour virer une bonne partie des particules de carbone, même si, à heures précises, la grattouille revient. Je suis en convalescence. Je pense qu'il faut y aller crescendo. Concernant Michel Desjoyeaux, quand j'ai un petit coup de blues, je fais des scénarios dans ma tête. La route est encore longue, et je m'occupe plus que jamais de mon bateau. Parti comme il est parti ce Vendée Globe, il risque d'y avoir encore des rebondissements." Roland Jourdain, Veolia Environnement, à la vacation de 11h30.
Veolia Environnement en convalescence
Le 12 janvier 2009