« On a changé de pays. L'air est à 27°C, l'eau à 24, le vent est stable et la mer à peu près. Cerise sur le gâteau, je gagne des milles sans rien faire. Heureusement, vu que je suis un petit peu nase de mes séances de composite. Hier c'était encore une journée collage/boulonnage à l'intérieur, mais le bateau va tout seul, c'est parfait. Si vous avez des étagères à poser à la maison, appelez-moi! Je suis content du boulot, en plus ça ne bronche pas, c'est vraiment gratifiant. Je ne tire pas sur le bateau à fond et les conditions ne sont pas dantesques, je touche du bois. Entre récupérer, observer et bricoler, je passe assez peu de temps sur les cartes météo mais je trouve les vitesses bizarres, et me demande si Mich (Desjoyeaux) n'a pas eu plus de bricoles qu'il ne veut bien le dire. Il aurait fallu que je passe plus d'heures à dépiauter les fichiers, mais le pif me dit qu'il y a quelque chose de bizarre.
En tout cas, ici c'est le top. C'est incroyable comme après la pluie, vient le beau temps. Quand tu sors du Pacifique, de ces coins beaux mais rudes et que tu te retrouves là... Tu sors en « petite tenue », tu te prends des seaux d'eau sur la tête et tu es sec en deux minutes. Le bateau est penché, c'est un inconvénient, mais il n'y a pas trop de mer, c'est vraiment la belle vie. Pour espérer gagner une course, il faut d'abord arriver... Et comme on a réussi à réparer pour – je l'espère - arriver, plus rien ne nous empêche, potentiellement, de gagner. La grattouille, elle, est encore là et revient cycliquement. C'est rude, du coup je prends pas mal de douches avec rinçage à l'eau douce. Il faut que j'arrive vite aux Sables, mais avec une peau de bébé. » Roland Jourdain, Veolia Environnement, à la vacation de 11h30.
Le petit bricoleur
Le 14 janvier 2009