« C'est pas mal ce matin, ma foi, toujours penché, mais a priori sur le même bord pour un moment. Ça me plait bien de ne plus être obligé de déplacer du matériel d'un bord à l'autre. Je suis monté en escalier, et à chaque marche, faut lever la jambe. Là je pense que je suis arrivé sur le palier. J'avais quelques inquiétudes, il y a une heure, mais a priori, je vais rester comme ça le long des côtes brésiliennes jusqu'au Pot-au-noir. Avec Roland, c'est un phénomène d'accordéon : si tu fais l'addition des marches et des contremarches, ça fait à peu près l'écart qu'on avait, il n'y a rien d'anormal. Il va bien falloir, de toute façon, que Roland fasse une trajectoire assez proche, petites ou grandes marches, et moi je serai à nouveau sur la route, à 12 ou 14, peut-être 15 nœuds. Je considère qu'il y a 350 ou 400 milles d'écart entre nous. J'ai eu de la chance de passer le Horn dans des conditions calmes, et de contourner la dépression dans le bon sens. Pour la suite, on va déjà aller jusqu'au pot-au-noir, qu'on va franchir entre 28 et 33 Ouest. J'ai regardé, hier, un fichier de vent pour 10 à 15 jours, mais vu le bazar que c'était j'ai refermé le bouquin. C'est tellement instable que rien n'est prévisible, on verra sur zone. Il faut rester concentré sur l'objectif. Je n'ai pas de boules de cristal ni Mme Soleil à bord (je n'ai que M. Soleil), mais grosso modo, ça fait une arrivée dans les tous premiers jours de février. Une fois qu'on sera dans l'anticyclone des Açores, on aura une idée un peu plus claire. » Michel Desjoyeaux, Foncia, à la vacation de 11h30.
Escalier pour l'équateur
Le 14 janvier 2009