Une météo mi-ange mi-démon

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Le mercredi 14 janvier 2009 à 16:51
© MARC GUILLEMOT / SAFRAN / Vendée Globe

Pendant que le duo de tête profite de conditions tropicales au large du Brésil, le trio Thompson/Boissières/Caffari s’apprête à franchir demain jeudi le cap Horn où les attend la pire tempête de ce Vendée Globe. Entre ces deux groupes, Marc Guillemot fait escale aux Malouines depuis 11h pour réparer son rail de mât. 

Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et Dee Caffari (Aviva) ont déjà subi mardi un coup de vent de 60 nœuds qui a couché le bateau d’Arnaud et fini de déchirer la grand-voile de Dee. Après une journée de “répit“ avec des vents de 30-35 nœuds, un autre coup de vent est prévu ce mercredi soir. Les trois navigateurs, classés 6e, 7e et 8e doivent franchir demain le cap Horn, normalement synonyme de libération. Mais pour ces trois-là, le pire sera encore à venir au niveau de l’île des Etats où des rafales de vent de Nord de 80 nœuds sont attendues dans le détroit de Le Maire (entre Terre de Feu et Ile des Etats) dans la nuit de jeudi à vendredi…

 

Sous les tropiques
Eau à 24°C, air à 27°C… l’ambiance est nettement plus estivale pour le duo de tête à la lutte au large de Rio de Janeiro. Seul inconvénient : ils tirent des bords de près pour s’extraire d’une dorsale anticyclonique collante. C’est chose faite pour Michel Desjoyeaux (Foncia), leader depuis 29 jours, et qui pense pouvoir faire route directe vers l’équateur. Mais Roland Jourdain (Veolia Environnement), son dauphin qui a repris 110 milles en 36 heures et ne pointe plus qu’à 229 milles, se demande si seule la météo peut expliquer ce ralentissement du leader. De son côté, Mich’ Desj’ assure qu’il possèdera 350 à 400 milles dans les prochains jours lorsque Bilou devra à son tour tirer des bords dans la dorsale. L’effet accordéon, dit-il. Info ou intox ? L’avenir le dira…

 

Aux Malouines
Après son escale dans l’archipel d’Auckland (au sud de la Nouvelle-Zélande), Marc Guillemot (Safran) s’est arrêté ce matin vers 11h à Stanley Bay, aux Malouines, pour retourner dans son mât réparer son rail défectueux. Prendre une bouée en solitaire à la voile sur un monocoque de 18 mètres relève déjà de l’exploit. Reste maintenant à réparer les deux tronçons de rail endommagé pour repartir au plus vite avant l’arrivée d’une grosse dépression demain.

 

L.L.B.