Huit concurrents en Atlantique

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Le vendredi 16 janvier 2009 à 11:33
© JEAN MARIE LIOT / DPPI / Vendée Globe

Dee Caffari a franchi le Cap Horn ce matin en 8e position. Avec Arnaud Boissières et Brian Thompson, la navigatrice doit composer avec une violente tempête centrée sur le Cap Horn. En bons marins, les trois navigateurs ont parfaitement su s’adapter aux conditions et se positionner au mieux pour éviter le pire de cette dépression. 

Après 18 heures d’attentes à l’abri sous le vent de l’île des Etats pour laisser passer le pire morceau de la tempête, Brian Thompson a repris sa route ce matin vers 11h en contournant l’île argentine par l’est. A 80 milles dans le sud-est du Cap Horn, Arnaud Boissières a viré de bord lorsque le vent a basculé de l’est au sud et remonte désormais à vitesse réduite (7 nœuds) vers le nord-ouest et l’île des Etats. Cette stratégie lui a permis de rester au sud du centre dépressionnaire, du côté où le vent était le moins fort. De son côté, Dee Caffari est passée tout près du centre dépressionnaire, ce qui explique sa vitesse très faible au premier pointage du matin. La navigatrice anglaise est maintenant propulsée à 10 nœuds par un vent de sud de 30 à 40 nœuds qui lui a permis de franchir le Cap Horn vers 10h30 ce matin. Pour ces trois-là, Météo France prévoit encore une journée particulièrement musclée avec un vent fraîchissant rapidement de 35 à 45 nœuds de sud-ouest et des rafales possibles de 50 à 60 nœuds, voire 65 nœuds pour Brian Thompson. Les trois navigateurs vont devoir faire le dos rond encore une dizaine d’heures avant une nette amélioration prévue la nuit prochaine.

 

Il ne reste donc plus que quatre solitaires dans le Pacifique Sud. Steve White, 9e, profite d’un fort flux de sud-ouest pour filer à 14 nœuds de moyenne sur les dernières 24 heures. Il devrait être rattrapé dimanche, en approche du Cap Horn, par une grosse dépression tropicale qui malmène actuellement l’Américain Rich Wilson. Le doyen de la course, 10e, navigue toujours au près au milieu du Pacifique en attendant que cette dépression le double. Une journée pénible l’attend avec beaucoup de pluie, de la grêle et des vents très instables de 0 à 60 nœuds au passage du centre dépressionnaire !

 

A l’arrière de la course, Norbert Sedlacek et Raphaël Dinelli profitent désormais d’un bon vent portant pour reprendre des vitesses conformes aux potentiels de leur bateau. Les deux concurrents naviguent bord à bord à moins de 20 milles l’un de l’autre.

 

L.L.B.