Vendée Globe

Samedi, jour de répit

Samedi, jour de répit
© MICHEL DESJOYEAUX / FONCIA / Vendée Globe
Le 17 janvier 2009

Tout vient à point pour qui sait attendre. Depuis plusieurs jours, Michel Desjoyeaux s'impatientait de pouvoir toucher les alizés qui allaient le propulser vers l’équateur. C’est bel et bien fait depuis cette nuit : Foncia file maintenant à plus de quatorze noeuds de moyenne et creuse à nouveau l’écart. Le trio du Horn est définitivement à l’abri de la dépression tempétueuse et peut se concentrer à nouveau sur sa route. La tension tombe, on décompresse, c’est le week-end.

Francis Joyon disait à l’issue de son tour du monde : « la nature m’a laissé passer… » A l’heure où Thomas Coville arrive à Brest sans avoir pu déloger le menhir trinitain de son trône, malgré un parcours en tous points remarquables, les trois rescapés du Horn doivent se dire qu’au final la mer a été bonne fille. Tous trois filent actuellement à bonne allure vers le nord poussés par des vents de sud-ouest, forts mais maniables. Comble de bonheur, la situation devrait leur permettre de recoller légèrement Marc Guillemot (Safran) et peut-être même Sam Davies (Roxy). Les deux navigateurs butent actuellement sur une zone de transition et doivent composer avec des vents variables faibles. Plutôt que de profiter du soleil et de goûter le charme des chaleurs retrouvées, le week-end risque pour eux d’être un peu occupé, comme quand on a des étagères à poser à la maison et que l’on n’a qu’une envie, c’est de paresser sous la couette.

Roland Jourdain (Veolia Environnement) comme Armel Le Cléac’h (Brit Air) vont devoir prendre leur mal en patience et accepter de voir Foncia creuser l’écart. Au classement de 11h (TU+1), l’inamovible leader de la course comptait déjà plus de 350 milles d’avance sur Bilou et plus de 800 sur Armel. Les écarts devraient logiquement continuer de se creuser jusqu’à lundi matin où Foncia devrait subir un léger ralentissement quand ses poursuivants pourraient espérer grappiller quelques milles. Pas de quoi, néanmoins inquiéter un meneur de revue bien installé à l’avant-scène. Après avoir bataillé toute la semaine pour essayer de revenir au contact, les deux dauphins de Michel doivent bien convenir qu’il n’y a rien d’autre à faire que de laisser les choses suivre leurs cours. Le samedi parfois, il est urgent d’attendre la fin du week-end.

PFB

 

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