421, les dés sont jetés
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Le dimanche 18 janvier 2009 à 06:31421 milles, c’est le nouvel écart entre Michel Desjoyeaux (Foncia) et Roland Jourdain (Veolia Environnement). A ceux qui supputaient des soucis techniques à partir des faibles vitesses de Foncia tout au long de la remontée de l’Atlantique Sud, le leader de la course depuis maintenant 33 jours apporte un démenti cinglant : à la manière du personnage, sans précautions oratoires particulières avec ce mélange de confiance et de capacité d’analyse. En ce dimanche 18 janvier, la tentation est grande de considérer que la messe est dite.
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Jean de la Fontaine doit se retourner dans sa tombe : le lièvre Desjoyeaux est en train de manger tout cru les tortues rescapées de ce Vendée Globe 2008-2009. Même si son retour aux Sables d’Olonne n’avait rien d’une partie de campagne dans la luzerne, « Miche » n’a eu de cesse depuis, de naviguer un cran au dessus de la concurrence et d’avaler mille après mille jusqu’à prendre le pouvoir dans l’Océan Indien pour ne plus le lâcher par la suite. 421 milles, c’est plus d’une journée de mer, un monde quand tout est sous contrôle, une poussière en cas de pépin. Ses concurrents commencent à en convenir eux-mêmes : seuls des soucis techniques pourraient maintenant faire que leur copain de Port-la-Forêt n’empoche pas la mise aux Sables d’Olonne. Et la question n’est visiblement pas à l’ordre du jour.
Ateliers de réparation
Derrière le patron, la flotte s’étale maintenant des côtes du Brésil aux portes du Pacifique. Les plus à l’ouest, Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) semblent se tenir à leur pacte de collaboration. Les deux navigateurs sont séparés de 0,7 milles seulement et adaptent visiblement leur vitesse l’un à l’autre. Qui va doucement, va sûrement : une chose est certaine, la navigation en convoi n’est sûrement pas le meilleur aiguillon pour tenir des vitesses élevées. Steve White (Toe in the water) a dû, lui aussi, ralentir aux abords du cap Horn. Le navigateur britannique a quelques soucis de rail de grand-voile et attend une accalmie pour réparer et retrouver des vitesses plus conformes aux impératifs de la course au large. Dee Caffari (Aviva) s’apprête à ravauder sa grand-voile : une opération complexe puisque la navigatrice va devoir affaler de nouveau au quatrième ris, étaler les surfaces endommagées dans son cockpit et coller, par dessus les zones les plus abîmées, des pièces découpées dans une de ses voiles d’avant. Pour finir un Vendée Globe, il faut savoir faire tous les métiers : mécanicien de fortune, maître voilier, technicien composite, électronicien, l’éclectisme est devenu une des vertus cardinales du parfait circumnavigateur…
PFB
Infos précédentes :
- 18/01/09 à 06:31 : 421, les dés sont jetés
- 17/01/09 à 23:58 : Le résumé de la 69ème journée
- 17/01/09 à 20:04 : Question d’échelle
- 17/01/09 à 17:37 : Patron vorace, sans crise de foi
- 17/01/09 à 11:21 : Samedi, jour de répit
- 17/01/09 à 06:10 : Rendez-vous dans le Pacifique
- 16/01/09 à 23:39 : La journée du 16 janvier en images
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