Michel se fait la belle

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Le vendredi 23 janvier 2009 à 06:28
© MICHEL DESJOYEAUX / FONCIA / Vendée Globe

Au beau milieu de l’Atlantique Nord, pratiquement à équidistance des Caraïbes et de l’Afrique, Michel se fait la belle. Des mots qui risquent de longtemps rimer ensemble tant l’horizon est dégagé devant les étraves de Foncia. Derrière, le trou creusé avec Roland Jourdain atteint ce vendredi matin 517 milles !
 

Désormais, le podium provisoire se compte par tranches de plus de 500 milles. C’est la distance qui sépare Michel Desjoyeaux de Roland Jourdain (Veolia Environnement) et ce dernier d’Armel Le Cléac’h (Brit Air). Il est bien loin le temps où, sur le trajet aller, aux abords du Cap Vert, le top 10 du Vendée Globe jouait des coudes dans une petite centaine de milles !

Marco à la plage
Contrairement aux alizés de l'hémisphère Sud particulièrement faiblards (comme en témoigne la timide progression d'Armel Le Cléac'h), leurs ‘homologues’ de l’hémisphère Nord sont assez solides pour permettre à Foncia d’aligner des moyennes nocturnes de 15 nœuds. Mais le reste de la flotte n’est pas du tout à la même enseigne. Certes, Roland Jourdain ne devrait plus tarder à être récompensé de ses efforts. Logiquement, il devrait bénéficier à son tour d’un flux d’Est-Nord-Est d’une vingtaine de nœud, profitables à son bateau rouge. Mais en règle générale et depuis plus de 24 heures, l’allure n’est pas folichonne. Marc Guillemot (Safran) flirte actuellement à 13 milles des plages brésiliennes où il est allé chercher des vents thermiques pour tenter d’avancer. Ce matin, il profitait de quelques légères accélérations à 10 nœuds tandis que Sam Davies (Roxy) était à nouveau fortement ralentie au large de Rio.

Thompson décolle

Au sein du trio franco-britannique, Brian Thompson est le seul à avoir décollé. Ce matin, le skipper de Bahrain Team Pindar était le deuxième concurrent le plus rapide derrière Desjoyeaux. Brian est à l’attaque et ne cesse de distancer sa compatriote Caffari (Aviva). Pas très gentleman, ni très fair-play envers lady Dee qui fête en ce 23 janvier ses 36 printemps. Enfin, Steve White (Toe in the water), fait cap au Nord-Est au large de l’Argentine, Rich Wilson (Great American III) est à 770 milles du Horn, et le tandem Dinelli/Sedlacek est à 700 milles de la dernière porte Pacifique. Tous doivent composer avec des vents peu coopératifs et des vitesses moyennes parfois bien inférieures à dix nœuds.


C.El