Le grand virage à droite

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Le dimanche 25 janvier 2009 à 20:56
© VINCENT CURUTCHET / DPPI / Vendée Globe

Nettement ralenti au voisinage de l’anticyclone des Açores, Michel Desjoyeaux amorce un très long virage à droite qui, dans une semaine, devrait l’emmener jusqu’aux Sables d’Olonne. A 2000 milles du but et compte tenu des moyennes affichées, Foncia devrait tenir ses promesses quant à date d’arrivée en Vendée, samedi ou dimanche prochain.

A 1100 milles dans l’ouest de l’archipel des Canaries, la trajectoire de Foncia commence à s’incurver légèrement en épousant les formes rondes de la bordure ouest de l’anticyclone des Açores. Le voici aux abords d’un immense carrefour océanique, sur le point de prendre son virage à droite. Comme prévu, sa vitesse en a pris un coup : au pointage de 20h00 ce dimanche, Foncia n’avançait plus qu’à 6 nœuds ! Le tout étant de savoir combien de temps durera ce train de sénateur pour franchir la dorsale : 24 heures ou plus ?

L’écart entre Foncia et Veolia Environnement est donc voué à se resserrer. Mais ce phénomène ne durera qu’une journée ou deux. Roland Jourdain n’a en effet pas d’autre choix que d’adhérer à la trajectoire du leader et sera ralenti à son tour. En attendant cette heure, Bilou profite ce soir de solides alizés de nord-est pour faire marcher son monocoque. Avec 15 nœuds au compteur, il est de très loin le plus rapide de la flotte. La deuxième place lui est promise, même si actuellement, l’esprit du skipper de Veolia Environnement est probablement concentré sur la résistance de ses réparations en pied de mât, qui subissent actuellement un vrai crash test dans la mer formée.

Marco dans le viseur de Samantha
500 milles dans le sillage du bateau rouge, Armel Le Cléac’h poursuit sa remontée dans l’hémisphère nord à une vitesse plus que constante, entre 10 et 11 nœuds. Derrière lui, le duel à distance entre Marc Guillemot et Sam Davies, a repris de la vigueur. Hier à la même heure, la navigatrice anglaise accusait 135 milles de retard sur « Marco ». Ce dimanche soir, l’écart est descendu à 46 milles. Sam qui a toujours clamé qu’elle préférait sa position au large du Brésil a donc gagné 99 milles en 24 heures ! Comme elle l’écrivait dans son message du jour, elle à nouveau « à l’attaque ».

Pour Brian Thompson et Dee Caffari, il faudra patienter avant de pouvoir retrouver cet état d’esprit et des vitesses à deux chiffres. Le couple britannique navigue entre bulle anticyclonique et grains et a vu ses moyennes dégringoler entre 4 et 6 nœuds ce soir. Cela fait les affaires d’Arnaud Boissières, qui verra une opportunité de se rapprocher temporairement de ses anciens camarades de jeu. Enfin, de Steve White, au large de l’Argentine, à Norbert Sedlacek, à 200 milles de la dernière porte Pacifique, la situation est stable : mêmes vitesses et même progression tout au long de la journée.

C.El